Que
n’étiez-vous, fidèle !
Dont on opacifie l’avouable douceur,
Confessant en l’avril l’agréable langueur,
Avant de s’adorner de vaines turbulences.
Il faut du temps pour vaincre du passé,
L’inclémence de ces jours consommés,
Peut-être d’années, sans m’abîmer
A franchir des stigmates, les degrés nuancés.
Dois-je de vos caresses, puiser contenance,
Vos rétifs baisers, juste le nécessaire ?
L’absence qui chaque jour, m’enserre,
Filtre de ma raison, la cruelle apparence.
Guidiez de mes pas en des matins froissés,
La candide démarche ; buviez de mes rires,
En la matutinale, avant que de rosir,
Appréciable nectar, cela, sans poisser
Des larmes, l’inutile reflux ; cueillions seuls,
De la tiède rosée, les diaphanes perles :
Translucides éclats calmant du merle,
Inconfortable prurit, indigeste éteule.
En de froids corridors, s’éventent mes arpèges ;
Le clavecin s’alune aux frimes immatures ;
N’ai de la musique, qu’infâme tessiture…
Aux notes d’un bruyant tempo de manèges,
J’accroche des portées, de subtils florilèges
Entrelacés d’envies, de souhaits… d’aventures.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
