Au désir
de plaire
Quand je te reverrai au matin de juillet,
Mes larmes ne seront, en blanchâtres coulées,
Plus jamais profanées, ni même enquillées
Au remords du passé, peu à peu, refoulé…
Te prendrai la main sur la lande sauvage,
Quand l’éphémère vêt des nuances, le jour ;
T’apprendrai le silence des subtils ‘’ toujours’’
Et qu’étoilent les nuits de nos livres d’images.
Quand je te couvrirai de fragrances bohèmes,
Parfumerai l’absence de tes rêves flottants,
Caresserai l’ouvrage, de doigts mutants,
Entretissant les plis de la glyptique blême.
De ta peau, à ma chair vidée de jouissances,
Béeront les cicatricules de l’attente,
Dont les cerces profilent la rage obsédante,
Eveillée du galant serti de doléances.
Aux fontaines dressées au nord de Bagatelle,
Boirons de moites lèvres, l’agréable débit ;
Bercés de pépiements, en l’aube, estourbis…
Y verrons la rosée radier tes dentelles.
Quand, à bouches écloses, nos mots vidés
Du raisonnable, nimberont de murmures
Le conciliabule, les non-dits sous l’armure
De rétives promesses, verrons se rider
Le temps sans idéal, qu’ici-bas, claquemurent
Nos songes écornés, crispés sous étamure…
