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mardi 13 avril 2021

STUDIUM PLACENDI* Au désir de plaire

STUDIUM PLACENDI*

Au désir de plaire

 

Quand je te reverrai au matin de juillet,

Mes larmes ne seront, en blanchâtres coulées,

Plus jamais profanées, ni même enquillées

Au remords du passé, peu à peu, refoulé…

 

Te prendrai la main sur la lande sauvage,

Quand l’éphémère vêt des nuances, le jour ;

T’apprendrai le silence des subtils ‘’ toujours’’

Et qu’étoilent les nuits de nos livres d’images.

 

Quand je te couvrirai de fragrances bohèmes,

Parfumerai l’absence de tes rêves flottants,

Caresserai l’ouvrage, de doigts mutants,

Entretissant les plis de la glyptique blême.

 

De ta peau, à ma chair vidée de jouissances,

Béeront les cicatricules de l’attente,

Dont les cerces profilent la rage obsédante,

Eveillée du galant serti de doléances.

 

Aux fontaines dressées au nord de Bagatelle,

Boirons de moites lèvres, l’agréable débit ;

Bercés de pépiements, en l’aube, estourbis…

Y verrons la rosée radier tes dentelles.

 

Quand, à bouches écloses, nos mots vidés

Du raisonnable, nimberont de murmures

Le conciliabule, les non-dits sous l’armure

De rétives promesses, verrons se rider

Le temps sans idéal, qu’ici-bas, claquemurent

Nos songes écornés, crispés sous étamure…

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021