S’il est
S’il est des matins bleus ; ils ne se nomment pas ;
Des nuits blanches qui résistent au froid,
Il est aussi des rires, comme ceux d’autrefois,
Fusant en le silence d’autres vies… à trépas.
S’il est des rendez-vous blessés de solitude,
Des rencontres percées de mots trompeurs ;
Il faut annihiler, quand s’enfle la torpeur,
Le désir du paraître, écorché d’hébétude.
S’il est des jours égrenés en l’automne,
Des soleils cuprifères aux incandescents rais,
Il y aura, sûrement, lorsque l’enfant paraît,
Des cris, sans lallation, ni babil monotone.
S’il est des mots vainqueurs du doute aliénant
De pesants borborygmes laïussés du bedole,
Se peut-il que l’espèce soit de la caracole,
Où l’équidé transmue sa fougue, bedonnant ?!
S’il des ventres pleins aux orges de la Parque,
Au banquet de vestales, de saphiques nymphes,
S’y faudra-t-il soumettre, pour de la lymphe,
Aspirer le plasma, avant de bander l’arc ?!
En de subtiles brèves d’ironiste déçu, railleur
Sous les décombres d’un humour éventé,
J’essaie_ grand bien m’y fasse ! _ d’argumenter,
Sans me jamais ployer aux piques du gouailleur.
