Il y a…
Il y a des
matins sans saveur, nuits blanches
Du
sommeil coulant en avalanche ;
Des
soleils rouges, de blafardes lunes,
Etés, hivers, au creux même des dunes...
Il y a des
garçons sous les jupes des filles,
Evidemment… des
femmes en résilles,
Et qu’engluent
d’impostures, les mâles séducteurs ;
Il est des
sous-hommes pétris de mots menteurs,
Larvaires
profils... en reptation, se lovent
En l'ombre ; y œuvre le magnanime, l’alcôve
D'où naissent du conciliabule, l'offense
D'aveux sans agréments ; le sage les condense.
Et puis… il y a
nous : deux cœurs en dérive…
Saurons-nous de quoi la vie nous prive ?
Qu’y
pouvons-nous !... Troublés de tant d’absences,
Nos désirs en
bafouent les moindres attirances.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2021
