Serve humiliée
Après s’être donnée, garde close, sa porte ;
Bafouée, humiliée, souillée de pervers
Dont l’âme libertine, grisée d’essences fortes,
Se vide de l’excès dévoilant ses travers.
Ronronne au vide du long couloir,
La clepsydre lestant du temps, l’affront ;
Son corps martyrisé, cet obscur refouloir,
Approvisionne la peur, et qui lui fait front.
D’un geste mécanique, refait le lit… roulent,
De discrètes larmes sur sa joue enfantine…
S’étonne de l’émoi, que refoulent
Son esprit d’égérie, son cœur de figurine.
Elle aimerait des pensées corrosives,
Des besoins ignifuges, inédits,
Contredire le mal dont le dégoût avive
Les flammèches de l’exploit interdit.
Fait commerce de peu, monnaye
d’insultes,
D'irraisonnables feintes d'aphorismes,
Cette apostille, certifiant l’occulte :
Étrange dynamique d’absolutisme ;
Il confère aux reines, d’équivoques pouvoirs,
Ruine des apparences, l’ambivalence…
La voilà ! interdite ; ne peut plus se mouvoir
Au le tertre gelé de labiles offenses…
De son miroir, s’embrument au matin,
A l’éveil d’angoisses attisée de toquades,
Les frêles rides du facétieux destin :
Roses cicatricules de ce fatum maussade.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
