Venez, et voyez la sublime couche !
Vous y dénuderez vos riches appâts !
De vos mots impudents, à ma bouche
Déjà sublimée de copieux repas,
L’orge princière déglutie hardiment,
Semble assouvir, en sa décoction,
La fatale paissance du lascif amant
Dupé des apparences, avec attention:
Celles portées aux scabreuses dérives
Conspuées du galant crispé d’incertitudes.
Je fais montre, il est vrai, en l’imaginative,
De prudence… presque par habitude.
Soit dit en passant, des feuilles chues
De l’arbre de mes quinze ans,
Aux précoces nervures de songes fourchus,
Semblent s'accentuer les rides d’un présent
Ayant plié bagages aux lunes incertaines,
Laissant pour geôle, les friables cendrures
De plaisirs éventés écoulés en fontaine
Sur la peau de remords solennisant l’injure.
Me reste des larmes d’abondance,
Flux boudés de cernes lacrymales…
Engoncés au corset de l’autosuffisance,
S’enflent encor mes poches palpébrales.
Cela semble étrange… n’est-il pas ?
Régurgité sans mal, la lie des privautés,
En ennoblie du verbe, cet appât,
Sa quintessence… en pourriez-vous douter ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
