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samedi 10 avril 2021

OBITER DICTUM* Soit dit en passant

 

OBITER DICTUM*

 Soit dit en passant

 

 

Venez, et voyez la sublime couche !

Vous y dénuderez vos riches appâts !

De vos mots impudents, à ma bouche

Déjà sublimée de copieux repas,

 

L’orge princière déglutie hardiment,

Semble assouvir, en sa décoction,

La fatale paissance du lascif amant

Dupé des apparences, avec attention:

 

Celles portées aux scabreuses dérives

Conspuées du galant crispé d’incertitudes.

Je fais montre, il est vrai, en l’imaginative,

De prudence… presque par habitude.


Soit dit en passant, des feuilles chues

De l’arbre de mes quinze ans,

Aux précoces nervures de songes fourchus,

Semblent s'accentuer les rides d’un présent

 

 

Ayant plié bagages aux lunes incertaines,

Laissant pour geôle, les friables cendrures

De plaisirs éventés écoulés en fontaine

Sur la peau de remords solennisant l’injure.

 

Me reste des larmes d’abondance,

Flux boudés de cernes lacrymales…

Engoncés au corset de l’autosuffisance,

S’enflent encor mes poches palpébrales.

 

Cela semble étrange… n’est-il pas ?

Régurgité sans mal, la lie des privautés,

En ennoblie du verbe, cet appât,

Sa quintessence… en pourriez-vous douter ?       

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021