Retour aux
sources
Reviens-moi à l’aube, quand point le renouveau !
Tu verras l’allée se couvrir de fleurs,
Le mas, s’agrémenter de fragments ogivaux ;
L’ombre sous la charmille, d’agréables lueurs…
Des fenêtres bâillées, la plaine sera immense,
Le jardin enfoui sous l'arbre, paraîtra
Plus sauvage, délié, en cette transhumance,
Quand la faune meurtrie s’accroîtra….
Flotteront, en l’aurore, de cotonneux stratus ;
L’abeille repue de mielleuses coulées, de pollen,
Froissera des ventées piégées du tylenchus,
Le souffle pénétré de miasmes de galène.
T’en souvient-il du temps, où impatients,
Nos cœurs s’arrimaient à la même badine !
Je buvais de ta lèvre le flou balbutiant
Ces doux mots enfantins dévoilés de l’ondine.
Au soir tombé, aux tièdes vespérales,
J’écoutais de tes pauses aiguisées de tendresses,
D’agréables soupirs défaits de brumeux râles,
Et qu’enfantent les nixes, souvent, par maladresse.
Je voulais, peut-être par hardiesse_ poser
De moites lèvres, quelque baiser fugace,
Enclore de ta moue, pour l’idéaliser,
L’imperceptible flux, au doute qui l’enchâsse.
Aussi, n’ai-je_ privé d’aplomb_ su calmer
De ma réserve, l’inutile constance ; cet
affront
En pointe de khopesh, semble encor bitumer
Du double pusillanime, l’organique néphron.
De ce retour aux sources où s’immole l’affect,
Ce passé dépassé, entretenu sans mal,
Je puise des clichés confortant l’intellect,
En l'altération de trêves suboptimales.
Qu’importe ! me suis fait à l’idée de
conquérir
De l’absence sécable, les riches poussières
Eparpillées au dôme du vexant repentir,
Et qu’entrône l’oubli de vies carnassières.
