L’enfer est
accessible
L'enfant perdu s’éveille des poubelles ;
Asexué… fermente au crépuscule ;
L’âme androgyne défiant, en rebelle,
Le Dieu Tout-Puissant… ridicule !!!
Transgenre de clichés, succube de foire
Accotant les serfs de dépravation…
Mâle ou femelle, ces accessoires
D’incubes, méritent-ils attention ?
Poupée siliconée, ou soldat de plomb ?
Garçon qui hier, grimpait aux arbres
Devenu frêle midinette, sans aplomb,
Défié de pervers prétendus de marbre.
Jadis, appelée mère, aux décans de lune,
Devient géniteur de nouvelle fratrie ;
Son homme piégé de concrétion falune,
Se dilate l’anus, soulagé… mais, contrit ;
Sodomite privé de l'attractif bas-ventre,
Estropié de garnisons nomades…
Sort à l’aube, en résilles, puis, rentre
Sur hauts talons, en catin maussade...
Dans l’ascenseur, l’étrange créature,
Autrefois femme ; céans, affreux bipède
Délesté d'attributs... quelle imposture !
M'y dois-je aliéner, moi_ l'aède ?
Voyez fleurir ces péons de l’enfer,
Profils contrefaits, minables frangins
Si tant est qu’ils en soient… qu’y faire ?
Seul, l'animal se targue d’avoir un vrai vagin.
Maudit soit l’être ayant changé de sexe !
Il demeure anathème, son corps est en sursis ;
Cessez de geindre en effeuillant prétextes
En lâche prisonnier au cœur trop indécis !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
