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vendredi 30 avril 2021

IMMARCESCIBLES INVENTIONIBUS* Immarcescibles quêtes

IMMARCESCIBLES

  INVENTIONIBUS*

Immarcescibles quêtes

 

Ne me repousse pas ! Vois, je viens de naître,

Me faut un sein pour étancher ma soif !

Ne me laisse pas ! L'orgueil qui te coiffe,

N'aura raison de mes rêves champêtres.

 

Je marche au nord de tes besoins,

Souriant au printemps à venir,

Pour dérider des ombres, sans les retenir,

Les traces déconfites dont l'univers est oint !

 

Chahutent les fièvres de ma solitude,

S'écorne encor matin, en la rosée farouche,

Diluée de mots dont s'engave ma bouche :

Iotacisme de phonème en sa rectitude.

 

Ne me laisse flétrir en l'hiver assassin,

En cet empire gris de désespérance :

Royaume fardé de manigances !

S'y meut l’ophidien dévié du bassin…

 

Montre-moi le chemin où poussent encor,

Au renouveau, d’efflorescentes saisons,

Rose, jasmin : girandole de floraison,

Fétuques, graminées, pourprées d'or !

 

Grisé du nard de ta lèvre gourmande,

Je défroisse tes larmes, en l’influx intense ;

Faut-il que j'en vienne, et sans ganse,

A crisper de l’ego, en la réprimande,

 

L'inusable bâti ? Dois-je de ces feintes,

Estoquer de ce double, la métisse réplique ?

Que nenni ! Ne suis, en ces suppliques,

Ni moi, ni un autre… n'aie crainte !

 

Je fais escale sur tes riches jachères,

Au vent nouveau… jour, et nuit ;

Et sans prétentions, j’embastille l'ennui,

Au raisonnable attrait, suppléé de la chair,

 

Pour, d'immodestes envies, d'accointances,

De voltes, de communes dérives,

Lier de l'idoine aux lubies additives,

L'apparat d'oblations, la prépotence

 

D'obséquieux caudataires aux flagorneries

De sujétion… est-ce ici, qu’ils survivent

Aux zélateurs dont les remords avivent

Les tièdes braises de la cagoterie ?  

 

Entoile-moi céans, d’élégie de lords,

Pantoum de ménestrels, rimes de trouvères !

En cette aubade ; bien sûr, entrouvert,

Mon cœur à nu, bâillera… et plus fort !

 

De nos étreintes auréolées d’éclats,

S'anime l’astre de la félicité… ferons

Du parhélie, nitescence certaine… irons

Au creux du baldaquin, vainquant les aléas

 

Du plaisir lesté de hanches pleines,

Son perméable fuseau , ce gracieux profil…

D’offensantes brumes, en l'aube, y défilent,

Pour voiler de nos corps, la forme souveraine.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021