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samedi 3 avril 2021

NOTUS HIBERNAS QUERELIS* Orageuses plaintes

 

NOTUS HIBERNAS QUERELIS*

Orageuses plaintes

 

Je sais bien sûr, qu’il faudra enterrer

Le désaveu dont je subis les foudres,

Pour voir renaître en moi, l’effaré

Écorniflant son profil à dissoudre,

 

Le mal arc-boutant sa dégaine

Profanée d’enjôleuses lèvres

De naïades adonnées aux peines

Qui désarment les spumeuses fièvres.

 

Au cahier délavé de mes pleurs,

Dorment des rimes de béjaune,

Assonances accrochées en leurre ;

En mon cœur, elles frissonnent.

 

N’ai point musardé, ni baisé la joue

Des Manon de trop courtes récrés ;

Je voulais à leur cou, fier, poser bijou,

Sans en abroger les drastiques décrets

 

De la communale... s'y s’éventent la joie,

Les rires dilués d’improbables rengaines

Ânonnées d’écoliers conspués de bourgeois

Parfois, lestés d’une horrible bedaine.

 

Mon œil voile de l’expectance, l’illusion

Sublimant du poète, la colichemarde ;

Elle perce la voyelle, charge l’élision

D’un fardeau griffé de mille échardes.

 

Je jette sur l’ombre des balbutiements,

L’ébouleuse jeunesse qui talle le chemin

Des gémonies, en plein escarpement :

Infranchissable dôme rehaussé de mes mains.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021