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mardi 5 janvier 2021

VULGUM PECUS* Commun des mortels

 

VULGUM PECUS*

Commun des mortels

 

A deux lieues de Peyrac, sombrent les râles

Maculés de la boue de confesses intimes

Obombrant jadis en de poussives rimes,

La flagornerie d’amantes amorales.

 

Horace_ dit-on _ su donner aux serviles,

Un verbe que Paul Nizan, en sa philosophie,

Appelle ’’pulsion’’, car sa rage amplifie

En l’espèce, les ardeurs les plus viles.

 

Madame de Staël, en saphique muse, enviait

Les suivantes réceptives au fol épanchement,

Dont la bafouée de cours, sans jamais obvier,

Semblait se déparer, en pleurant triste amant

 

Heureux de retrouver sous d’autres baldaquins,

La callipyge nymphe offrant larges atours,

Où les marquises s’entichent du coquin,

Dont l’affectée anime les plaisants contours.

 

Chateaubriand, sans montre d’attention,

Aurait pour elle, sans mal, pendu au pal

Du dévergondage, la vaine prétention

Harnachant le noble, de feintes groupales.

 

Des mémoires d’outre-tombe, aux cénacles

Oints de tropisme, d’Atala, aux vieux contes

De la prosopopée… foin de débâcle

Enclouant le talentueux vicomte !!!

 

Pendent, des fanges du formalisme étroit,

Lambeaux d’aveux de doxographes,

Miasmes accrochés au raglan du matois

Dont le scribe farde les riches paragraphes.

 

Cette mixture porte la vulgarité

Au paroxysme clivant encor le fat…

Lors, elle bride le rodomont dont l’hilarité

Force la manœuvre boudée du califat.

 

 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021