VULGUM PECUS*
Commun des mortels
A deux
lieues de Peyrac, sombrent les râles
Maculés
de la boue de confesses intimes
Obombrant
jadis en de poussives rimes,
La flagornerie
d’amantes amorales.
Horace_
dit-on _ su donner aux serviles,
Un verbe
que Paul Nizan, en sa philosophie,
Appelle
’’pulsion’’, car sa rage amplifie
En l’espèce,
les ardeurs les plus viles.
Madame de
Staël, en saphique muse, enviait
Les suivantes
réceptives au fol épanchement,
Dont la
bafouée de cours, sans jamais obvier,
Semblait
se déparer, en pleurant triste amant
Heureux
de retrouver sous d’autres baldaquins,
La callipyge
nymphe offrant larges atours,
Où les marquises s’entichent du coquin,
Dont l’affectée
anime les plaisants contours.
Chateaubriand,
sans montre d’attention,
Aurait pour
elle, sans mal, pendu au pal
Du dévergondage,
la vaine prétention
Harnachant
le noble, de feintes groupales.
Des mémoires
d’outre-tombe, aux cénacles
Oints
de tropisme, d’Atala, aux vieux contes
De la prosopopée… foin de débâcle
Enclouant le talentueux vicomte !!!
Pendent,
des fanges du formalisme étroit,
Lambeaux d’aveux de doxographes,
Miasmes
accrochés au raglan du matois
Dont le
scribe farde les riches paragraphes.
Cette mixture porte la vulgarité
Au paroxysme
clivant encor le fat…
Lors, elle
bride le rodomont dont l’hilarité
Force
la manœuvre boudée du califat.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
