PRIMUS INTER PARES*
Premier parmi les pairs
Puisqu’il
faut des musiques bizarres,
Eteindre vacarme ; des rythmes malsains,
Evincer harmonies, phonie barbare…
Il faudra
museler du discours assassin,
Le licencieux
schisme, les roides scissions
De prélats
attifés de douteux préambules,
De nonces
dégénérés dont l’unique mission
Est de
cercler de doutes, de conciliabules,
Chastes
moniales de la curie latine,
Prudes
carmélites de la Rome Papale,
Que l’apocryphe
d’encycliques, butine,
Comme de
l’indigent, le fier Sardanapale.
Premier
parmi les pairs, le prétentieux légat
Administre
d’un doigté superbe, à l’affidé,
Pour le
mieux retenir aux crocs de l’ablégat,
Confortable
venin, en des pages ridées
D’un catéchisme oint d’un manichéisme
A nul
autre pareil… il en faut du courage,
Pour moucher
ce ventru gavé de syncrétisme,
Du cran,
pour objecter ce diacre en cage !
Puisqu’il
faut de l’offense, absoudre le pénitent,
Enclore
la cavillation du plénipotentiaire,
Ce
herméneute dont l’homélie nodale tend
A séduire
de laudatives masses, l’insincère
Qui, de
l’épidictique, s’en cogne… n’y voyez
Barbarisme
aucun, en ce vil apophtegme !
Les mots,
souvent dépassent, sans louvoyer,
Ma pensée
de rhapsode ceint de flegme…
Puisqu’il
faut, d'incohérences, se défaire,
Entrer ex
abrupto aux loges de zélateurs,
Dévoiler
la faconde des chiens de l’enfer,
Sans
breuvage, il faut, en contradicteur,
Céans, admonester
le clerc de vespérales,
Le moinillon
de laudes ; museler l’aumônier
Ce pontifiant enkysté de longs râles
Roulant
sur la chasuble… se peut-il renier (!?)
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
