LUCERNA MEA*
Ma chandelle
Ma chandelle
s'essouffle, en ce petit matin;
Je n'ai
de lumière, que chancelante flamme,
Modestes
plumets auréolés du drame
Dont ma
plume dévoile les excès cadratins.
Ma chandelle
boude, en l'aube diamantine,
La rosée
pénétrant la flore butinée
De l'insecte
assoiffé d'orge abiétinée,
L'abeille
grisée du parfum d'églantines.
Ma chandelle
porte encor les stigmates
De suiffeuses
flammèches; se meurent,
Au point
du jour, ses pâlottes lueurs
Glissant
là, en fébriles squamates.
Quand mon
encre attise l'arabesque,
Le
souffle des mots décline lentement...
D'élégiaques
stances, sans apitoiements,
Éclosent dès potron, des nuances livresques;
Elles semblent,
en l'air serein, heureuses
De naviguer
entre les lignes, aux pages
Sublimant
la fadeur de nuisibles images
Accrochées
au revers d'épistoles crayeuses.
Ma chandelle
s'essouffle en ce petit matin;
Je n'ai
de lumière, que chancelante flamme,
Modestes
plumets auréolés du drame
Dont ma
plume dévoile les excès cadratins.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2021
