RESONARE AUTEM MOLESTIAE MEI*
L’écho de mon malaise
Mon bonheur
est un cri poussé dans la nuit,
Un sanglot
plein de larmes, d’émotions ;
C’est un
soleil éteint, en l’aube enfuie,
Quand m’oppresse
le vide, l’anhélation.
Mes rires
sont de luttes voilées d’impudeur,
Des bouts
de mots au bâti de mes lèvres ;
Nul ne peut
en jauger l’étrange profondeur,
Sans se
faire complice de brûlantes fièvres.
Mes envies
sont des larves en reptation,
Sur le
tapis glissant de vos désagréments ;
Qui sait si
elles tairont de l’admonestation,
L’ordalique
semonce, l’incisif rudoiement !
Mes besoins
sont des geôles enjuguant l’attente
Profanant
de la foi, l’approche proximale,
Dont l’incivil
boude, en des moues insolentes,
L’abord,
avant de se lancer, en stupide animal,
Sur la nef
de ces fous jouant à se faire mal,
Ces ascètes
de laudes, que la mort violente.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2021
