AT DILICULO*
En l'aurore retenue
Dansent
les jours de feu,
Dansent
les jours de pluie;
Dansent
les matins bleus,
Dansent
les longues nuits…
Sur les
routes glissantes,
Sur les
pavés mouillés,
Quand tombent,
incessantes,
Des nues,
les bruines écaillées,
On voit
briller les astres déparés
De leur
beau diadème, leur tiare;
Montent
parfois, de songes égarés,
D'étranges
plaintes, sans fard…
Là, au
petit jour, l'enfant sage
S'éveille,
en soupirant; avance,
Confiant,
jusqu'au beau paysage
Entretissé
d'or, de riches nuances.
Dansent
les jours de neiges,
Les floconneux
matins… il fait froid
Aux
jardins d'hiver, sur la mante beige
De Camille…
s'approchant du beffroi,
Elle voit
s'esbaudir la faune de guingois,
La douce
féerie de rais éparpillés
Sur la
peau du bitume… lors, sans joie,
Empreint, sans les jamais rayer,
Les marches
poudrées, dépareillées,
Retenant
de ses pas, les rides entaillées ;
Peu à
peu… les traces qui rougeoient.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2021
