pinterest

samedi 9 janvier 2021

CUM*… Quand…

 

CUM*…

Quand

 

Quand les rues sont désertes, se vident

Les artères de belles capitales… lors,

S’installe la nuit aux rais multicolores,

Le silence, dont on dit qu’il est d’or ;

Fatalement, naissent les premières rides.

 

Quand l’avenue rallonge du parcours,

Asphalte goudronné, bitume calfaté,

Les impasses se meurent, en l’inactivité

Jadis, coutumière de cancanes de cours,

De douteux marchandages, de discours,

De baume d’apothicaire, d’onguents frelatés.

 

Quand se gondole l’imposant boulevard,

Implosent les ruelles sans vie, ces passages

Empruntés d’amants, d’énamourés peu sages,

Bombanciers, kaisers, silènes bavards,

Au rets de jouissances, qui du désir-buvard,

Absorbent à la lie, le curieux badinage.

 

Quand je serai poète, ferai de ma muse,

Cette hamadryade, une camérière,

Elle qui, en camériste, se pavanait, fière…

Là voilà, accoutrée, sans malice, ni ruse,

Telle la serve blessée qui nuit et jour, s’use

A polir cristaux, argenterie de douairières.

 

Bien sûr, céans, ne suis rien qu’un homme

Dont la faconde illusionne ses pairs !…

Pérégrin amorcé, en quête de repaire,

Epistolier d’aréopage… un exégète, en somme.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021