CUM*…
Quand…
Quand les
rues sont désertes, se vident
Les artères
de belles capitales… lors,
S’installe
la nuit aux rais multicolores,
Le silence,
dont on dit qu’il est d’or ;
Fatalement,
naissent les premières rides.
Quand l’avenue
rallonge du parcours,
Asphalte
goudronné, bitume calfaté,
Les impasses
se meurent, en l’inactivité
Jadis,
coutumière de cancanes de cours,
De
douteux marchandages, de discours,
De baume
d’apothicaire, d’onguents frelatés.
Quand se
gondole l’imposant boulevard,
Implosent
les ruelles sans vie, ces passages
Empruntés
d’amants, d’énamourés peu sages,
Bombanciers, kaisers, silènes bavards,
Au rets
de jouissances, qui du désir-buvard,
Absorbent à la lie, le curieux badinage.
Quand je
serai poète, ferai de ma muse,
Cette hamadryade,
une camérière,
Elle qui,
en camériste, se pavanait, fière…
Là voilà,
accoutrée, sans malice, ni ruse,
Telle la
serve blessée qui nuit et jour, s’use
A polir
cristaux, argenterie de douairières.
Bien sûr,
céans, ne suis rien qu’un homme
Dont la
faconde illusionne ses pairs !…
Pérégrin
amorcé, en quête de repaire,
Epistolier
d’aréopage… un exégète, en somme.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
