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samedi 30 janvier 2021

SILERE NOS MORIS…* Silence… on se meurt

 

SILERE NOS MORIS…*

Silence… on se meurt

 

A trop se taire, l'on se meurt de colère;

On referme la porte sur les nuits

Où les ombres louvoient, et que l'air

Impulse ses miasmes de regrets, d'ennui…


A trop se taire, l'on s'invente une vie

Où les parents sont sages... là, s'éteignent

Les lunes d'un ciel de surface… alors l'envie

Résèque des cris que la pensée étreigne,

Le bâti superflu, l'ourlet, sous la béance

De plaies infligées de fratrie purgée

Du réceptif, sevrée de passions intenses…

Alors, on agonise; de douleurs… aspergé.

 

A trop cacher sa honte, ses blessures,

On offre à ses bourreaux, d'autres caps,

Sous la guillotine…. Et sans éclaboussures;

Doit-on feindre, céans, de ce noir handicap,

L'incommodité, pour se toujours cacher?

Des sanguines larmes, s'enflent encor

De tumultueux ressacs enlacés au rocher

D'insupportables fièvres, dont mon corps,

En l'espèce, alimente, non sans mal,

Le tissu cognitif… j'ai peur de n'être plus,


En ces broues écumées, qu'un vieil animal

Lesté de remembrances, alourdi du surplus

De ces désaffections… lasses, mes ambitions

Décélèrent la verve du rhéteur inhibé,

Se jouant, plein d'entrain, des traditions

Sublimées du retable, sans jamais regimber.

 

A trop teinter mes rêves du fauve d'aquatinte,

Ai finir par croquer la pochade cuivrée,

Aux multiples aplats… y poserai sans feintes,

Jusqu'au funérarium, l'enfance désœuvrée.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021