INVICTA MANDO*
Mando l'indomptable
J'ai
peu à peu, gravi les marches de l'oubli,
Encensant
les sans-grades, vitupérant
A l'endroit
des nantis, qui, encor, publient,
A coups
de manifestes, pour l'intolérant,
D'ordaliques
semonces… ces ignorants
Bafouent
des Divines Lois, en jurant,
La justice de Dieu, par Christ rétablie.
J'ai
quitté les auspices prétendus fiables,
De
prévaricateurs gangrenés de sophismes;
Aussi,
ai-je enjugué, et sans mal, du palpable
Dont s'agrémente
l'athée, le tropisme!…
N'ai
que faire de l'oukase des podestats!!!
Ne suis
de ceux dont on pommade, à tort,
En d'inciviles
joutes, l'offre du tiers-état:
Promesses
d'un autre monde… le butor
S'en
délecte… et c'est tant mieux; le retors
S'en
repaît… tant pis! Loin de cet ablata,
J'exulte!
Quitte à me lier, céans, au stator.
Si j'ai
franchi le col de l'insoumission,
Quand d'autres
s'alunaient, avant de choir,
C'est
parce-que les brettes de la séduction,
N'ont
sur moi, nulle emprise… à en croire
Le félon
dont la pensée s'étoffe de fourberie,
Je demeure
l'inflexible qui, du capitulaire,
Sans s'en
inféoder, harnache le hourvari
Dont la
meute renifle la trappe loculaire.
Quand mon
double à vau-l'eau, surnage,
S'éloigne
du ressac, je me laisse bercer
Du silence
des âmes, celles qui, du carnage,
N'osent
s'approprier l'impudique tercet
D'un
sonnet de disgrâce… j'ignore tout
De
la fixité entretissée de rimes, au sizain
Perméable
aux formules sucrées, l'atout
Majeur des déclarations de l'amant en lusin.
Ne serai
jamais riche… l'opulence me blase!
J'exècre
le banquiste replet dont la plèbe nue
Torsadée
de courbettes, chaque jour abrase
Le raglan,
pour en faire inusable tenue.
J'ai la
foi du fidèle, je connais mon Sauveur;
S'il
m'arrive de marcher de guingois,
Je sais
apprécier du Ciel, La Saveur
Mes
regrets s'enquillent du Repos… je le crois!
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2021
