EGO VENIRE*
J’arrive
Attends-moi !
Je traverse l’allée… il y a
Des ronces
tout le long du parcours ;
La faune
se faufile entre les thuyas,
Le
bosquet, qu’aperçoit de la cour,
L’infante
solitaire, dont l’issue de secours
Est une
chambre vide, près du forsythia.
Attends-moi !
J’arrive avant la nuit, avant
Que les
étoiles incendient la voûte azurée ;
Laisse tes
souvenirs déliés des vents,
Du renouveau,
aux brises nitrurées !
Me voilà
au pied du chêne pédonculé !
Resterai,
pour respirer ta peau, te griser
D’enjôleurs
baisers… pour ne plus reculer,
Ne plus
jamais éteindre ton regard irisé.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
