ME ET TE*
Toi et moi
Regardons,
toi et moi, se noyer le profil
De nos
amours fardées, ces récréations
D'amants
libidineux, ces exactions
D'adultérines
castes, que peu à peu, effilent
Les années,
détissent les printemps,
Quand l'espoir
alimente de sous-entendus,
Les possibles
rappels de désirs distordus,
Et qu'effeuillent
encor les litiges latents!
Écoutons,
toi et moi, larmoyer les déçus
De ce
siècle, ceux qui, l'âme en peine,
Cheminent,
avant de retrouver la plaine
Où verdoie
le hallier, hors la dune pansue!
Accotons
nos délires de piètres rigaudons
A ce
pieu enquillant nos déambulations,
Nos flâneries
d'enfants sans prétentions,
Et qu'enserre
l'ivresse dont le cœur fait don!
Se peut-il
qu'en ces roides foulures, l'absence
S'en
vienne à nous trahir, que la peur,
Ce bourreau,
engrosse l'inévitable torpeur
Dégorgée
du cynisme absout d'intolérance!
L'acuité
dont font montre les lâches penseurs,
Aimerait
nous sertir de sophismes butés,
De la rhétorique nous voulant culbuter…
Empanachée
de gloire, la plume du censeur
Donne ton
à ces désordres gras, omettant,
Qui l'eût
cru (!?) d'en adouber l'espèce,
Coiffée
d'un heaume qui le souvent dépèce,
Le capelle d'un cordon… cœur battant.
Toi et
moi, savons ces choses_ n'est-il pas!
Qui oserait,
sans gêne, nous en inféoder?
Ils nous
reste_ vois-tu!_ en nos jeux démodés,
L'insolence
du reître... de vie, à trépas.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2021
