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mardi 26 janvier 2021

HUC ! Voici !

 

HUC !

Voici !

 

 

Voici de la rosée, d'impériales gouttes,

De fragiles perles, de ductiles carats !

Sur ta peau satinée, ils viendront caresser

En de fauves plissures, les courbes oppressées,

Tracées de la cambrure, en des pauses absoutes,

De possibles rivages, d'esquille baccarat.

 

Voici des molles vagues, l'incertaine frisure,

Le reflux des marées accrochées à la lame,

Sans contraintes, en des replis agames,

Au souffle ondulaire ; y flottent des brisures !

 

Voici mon cœur-écrin aux tons violacés !

Si de ce reliquaire, s'éveillent des soupirs,

D'altérables plaintes, sache des spires,

Te lentement repaître, des jets entrelacés,

 

Retenir du fluide des mots volontaires,

La diaphane crue, en un débit semblable

Aux larmes bleues, dites acceptables,

Aux épreuves de lois surnuméraires !

Voici mes lèvres aux moites commissures,

Subtilement posées à ta sanguine bouche

Endolorie de fièvres, cette farouche

Lippe troublée du gordien d'épissure !

 

Voici ma peau vaincue d'adultérines luttes,

Parjures de maritornes asservies

Aux rituels bigames dopés de survie !

L'insatiable hétaïre, en la chair, percute

 

Du mâle en rut, l'ithyphallique glaive,

Erectile butoir d'apollon accouplé

En ces dérives, à la serve ; elle se plait

A défendre du faux pucelage, la sève.


Voici de ma pâleur d'amant, la note !

En tes reins ceints d'hédonisme, mon corps

S'infiltre, pour se noyer au cylindre

De l'âme ; j'y vois flotter, sans me plaindre

Jamais, les sillons de ces sombres accords

Rythmés de pressions dizygotes. 

 

Mes soifs ont, de l'imperméabilité du songe,

Traversé l'accès aux fantasmes… j'en émiette,

D'abstraites humeurs… inquiètes,

Mes visées s'apitoient de ces regrets qui rongent.

 

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021