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samedi 9 janvier 2021

OLIM DESTRUCTA* Passé décomposé

 

OLIM DESTRUCTA*

Passé décomposé

                                      Â mon double bluté

 


Tant d’années ont passé, de jours écoulés,

Que je ne sus des dilutions, les leurres

De consomption faisant blackbouler

De l’étrange permuté, l’acariâtre fadeur.


Combien de matins gris, d’aubes vidées

De quintessence, affluées du renouveau,

Sans d'ides perlées, de vagues ridées,

Éteindre de la baille, en deçà du biveau,

Molle nitescence voilant sous le niveau,

La coraline cuve qu’effleure l’aroïdée.

 

De ma fenêtre, j’aperçois la faune affamée,

En quête de pitance ; de guingois, longe

Des marécages, la berge, où, rétamée,

La marmotte a chu ; là, plongent

Les becfigues repues, les mouettes

Survolant l’air vicié du fuligineux souffle

D’Eole, l’espace privé du ballet d’alouettes ;

Au soir, tourbillonnent leurs rémiges

Au clair azur, sans froides nébuleuses

Éclatées au matin, du support des tiges

Enveloppées d’intactile brumeuse…

 

Hier encor, cacardait sur la rade

Éventrée d'impudiques masses, le bedon

Empli de tempêtes, ou de fades

Giclées d’angiosperme… à l’abandon…


Lors, les dicotylédones éveillent des jardins,

Les tremblotantes niches, les semis déliés

Des primes jachères, qui de l’adamantin,

Aspirent doux breuvage, nectar de hallier

Dont les marcottes, avant de s’élancer,

Lacent le noduleux tubule, pour alléger

Des souches, l’excroissance, pour pousser

Sans mal, la futaie l’y voulant encager.

 

Tant de nuits fixées au filin ambulatoire,

Tant de songes voilés en nos réminiscences ;

Il y a tant de moi, sous les huées vexatoires,

En la polymorphie de folles errances,

Que ma peau de scalde ceint de méfiances,

N’est plus qu’un tissu moite, et qu’offensent

Les rimes écorchées d'une plume-pochoir.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021