OLIM DESTRUCTA*
Passé décomposé
 mon
double bluté
Tant
d’années ont passé, de jours écoulés,
Que je
ne sus des dilutions, les leurres
De consomption faisant blackbouler
De
l’étrange permuté, l’acariâtre fadeur.
Combien
de matins gris, d’aubes vidées
De
quintessence, affluées du renouveau,
Sans
d'ides perlées, de vagues ridées,
Éteindre
de la baille, en deçà du biveau,
Molle nitescence voilant sous le niveau,
La
coraline cuve qu’effleure l’aroïdée.
De ma
fenêtre, j’aperçois la faune affamée,
En
quête de pitance ; de guingois, longe
Des
marécages, la berge, où, rétamée,
La
marmotte a chu ; là, plongent
Les
becfigues repues, les mouettes
Survolant l’air vicié du fuligineux souffle
D’Eole,
l’espace privé du ballet d’alouettes ;
Au
soir, tourbillonnent leurs rémiges
Au clair azur, sans froides nébuleuses
Éclatées
au matin, du support des tiges
Enveloppées d’intactile brumeuse…
Hier encor, cacardait sur la rade
Éventrée d'impudiques masses, le bedon
Empli de tempêtes, ou de fades
Giclées d’angiosperme… à l’abandon…
Lors, les
dicotylédones éveillent des jardins,
Les tremblotantes
niches, les semis déliés
Des primes
jachères, qui de l’adamantin,
Aspirent
doux breuvage, nectar de hallier
Dont les marcottes, avant de s’élancer,
Lacent
le noduleux tubule, pour alléger
Des souches,
l’excroissance, pour pousser
Sans mal, la futaie l’y voulant encager.
Tant de
nuits fixées au filin ambulatoire,
Tant de
songes voilés en nos réminiscences ;
Il y a
tant de moi, sous les huées vexatoires,
En la
polymorphie de folles errances,
Que ma
peau de scalde ceint de méfiances,
N’est
plus qu’un tissu moite, et qu’offensent
Les rimes
écorchées d'une plume-pochoir.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

