INDISPLINATAE IMBRIBUS AETHER*
Indiscrètes averses
Les terrasses
se sont vidées, il n’y a plus
Personne
dans les rues de la ville…
Il y a, aux jardins, où il a encor plu,
Une faune
meurtrie se sustentant d’agriles.
Il pleut
sur le toit de vieilles chaumières,
Au clocher
des chapelles, sur les girouettes
Perchées
entre terre et ciel, coutumières
De ces
turbulences, ces vexantes tempêtes.
Aux
aurores, les vents lointains chahutent
Les nids
dressés au dôme d’édifices…
Le faucon
crécerelle, que les brises percutent,
Cherche
issue sous les combles d’offices.
Les bruines
ont coulé dans les tristes ruelles ;
Les caniveaux
débordent, puis s’emplissent
De nouveau…
s’abattent les trombes cruelles,
Dont la
nue se vide, entre ses interstices.
Recroquevillé,
yeux mi-clos, j’efface ici,
De mon
regard brumeux, les volutes ouatées,
En écoutant
la pluie battre, avant éclaircies,
Les volets
de la chambre, son épaisse butée.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

