pinterest

vendredi 1 janvier 2021

INDISPLINATAE IMBRIBUS AETHER* Indiscrètes averses

 

INDISPLINATAE IMBRIBUS AETHER*

Indiscrètes averses

 

Les terrasses se sont vidées, il n’y a plus

Personne dans les rues de la ville…

Il y a, aux jardins, où il a encor plu,

Une faune meurtrie se sustentant d’agriles.

 

Il pleut sur le toit de vieilles chaumières,

Au clocher des chapelles, sur les girouettes

Perchées entre terre et ciel, coutumières

De ces turbulences, ces vexantes tempêtes.

 

Aux aurores, les vents lointains chahutent

Les nids dressés au dôme d’édifices…

Le faucon crécerelle, que les brises percutent,

Cherche issue sous les combles d’offices.

 


Les bruines ont coulé dans les tristes ruelles ;

Les caniveaux débordent, puis s’emplissent

De nouveau… s’abattent les trombes cruelles,

Dont la nue se vide, entre ses interstices.

 

Recroquevillé, yeux mi-clos, j’efface ici,

De mon regard brumeux, les volutes ouatées,

En écoutant la pluie battre, avant éclaircies,

Les volets de la chambre,  son épaisse butée.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021