J'ai oublié
J'ai
oublié les filles qui couchaient
Dans la
grange, leurs corps adolescents,
Les femmes
qui, en larmes, cachaient
De leurs
défaites, les rêves opalescents.
J'ai
oublié les messes, où les ensoutanés
Berçaient
d'insanes coulpes, les hommes,
Les femmes, sans attaches, pour façonner
De l'âme,
l'évidente structure, dont Rome,
À coups
d'encycliques, polit la mesure,
Dont le
pape, ce trompeur, agrémente,
Entre deux
psalmodies, cela, à l'usure,
La réelle
constance, quand le doute fermente
De la foi,
l'efficace, sans harnacher du cœur,
L'agréable
systole… faut-il donc qu'on se mente,
Pour masquer
du réel, les reflux de rancœur!
J'ai oublié
Mando, au bord du caniveau ;
N'est
plus mienne, sa raison… tant pis !
Il me
tarde d'atteindre, par-dessus le biveau,
La nouvelle
étoile… sans haine, ni dépit.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2021
