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vendredi 15 janvier 2021

CUM…* Quand…

 


CUM…*

Quand

 

Quand les loups s’entre tuent, les hommes

Perdent espoir, puis, tuent, à leur tour;

Le sang des guerriers, dont s'entourent

Les âmes, éveille l'instinct de l'abrocome.

Quand les chiennes subissent la colère

Du chasseur anonyme, en quête de trophée,

La femme chue du couvoir de Morphée,

Cherche l'ultime repos, la pause salutaire,

Avant du dispendieux, engainer abondance;

On la voit retoucher du miroir des années,

L'écailleux contrevair ; là, son derme tanné

Implore le sursis du fard de tolérance.

 

Quand ma peau cerne de ta chair blessée,

Les moindres interstices, que fuitent de nous,

Les blessures de l'affect… émus, à deux genoux,

Confessons du fol épicurisme, la froide resucée.

Faut-il qu'il m'en souvienne, imbu du confort

Entenaillant l'ivresse, moult regrets d'ascèse (!?)

Mes soifs décélèrent, de ta peau que je baise,

L'inextinguible pépie… je veux, du contrefort

De de ton col, cet altier butoir d'odalisque,

De ton sein évidé de jouissances, balayer

De l'aréole, sans forcir, et pour la délayer,

L'empreinte du mamelon... sans risque…

Mon souffle, que tes geignements pistent,

Capture du soupir, les rafales modulant

Des nigricans, ta rose effilure d'abbesse,

Inaltérable creuset dont s'entrône la fesse,

Au ventre creusé de désirs insultants.

 

Quand l'hiver à ma porte, ensable les matins,

Que somnolent les rires de camérières,

Œil torve, languissante moue, derrière

Les volets clos, se défroissent satins…

 

Livrées ex cathedra, aux sermons de butors,

Les nones s'allègent de coulpes d'offertoire;

Aimeraient aux mâtines, de l'histoire,

Défaire l'ascensionnelle rampe… à tort,

Puisque des gémonies, à la métempsycose,

Les degrés harmonisent  de l'impair,

D'oniriques bermes jouxtées de repaires,

Dont l'absence s'encloue à fortes doses.

 

Quand les chattes, des froides gouttières,

Se laissent retenir, les mâles se faufilent,

Glissent sous l'éclisse, aux lunes qui défilent...

Là, les amants se tutoient, sans têtières…


A bouche que j'espère, avancent les sirènes

Dont la nuit fait promesse… cuisses en résilles,

Nombril en entonnoir… lentement, grésillent

Avant que de gésir, les ombres qui s'égrènent

Du mont pubien, ces frissons-aquarelles.

 

Quand je serai enfant, mes yeux devineront,

De la femme pastel, les premières pensées…

Je passerai l'étoupe à ses pleurs nuancés,

Pour adoucir sa vie de mutique tendron.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021