L’asservissent aux folles escapades
De corsaires séduits d'aubades
Entonnées de naïades à l’œil innocent ?
De musiciens ivres d’aventures
Au matin blême ? égrènent les arpèges
De mélodies épandant des neiges,
Les floches gélifiées ?... perdurent,
En l'hiver sous l’arche embrumée ?
L’aurore dévoile des jours gris,
L’insoluble spleen d’âmes aigries
Oppressé d'incommodes fumées.
De vains mots du baveux babil,
Au discours du sage ex-cathedra,
Se dissolvent les phrases de quadras
De kaisers impudents et habiles.
Combien de bouffons dérident encor
Grimaciers de cour, public conquis ?
Soupirent à l'ombre de maquis
Où jadis, l'ancêtre livra son corps
Aux balles ennemies... courageux, vaillant
Soldat d’hier, et raillé d’humoristes
Sans dignité aucune ; vil utopiste
Du monde désenchanté, raillant
La sénescence… subiront plus tard,
Les caprices de gérontes aigris
Frustrés, feront fi du mépris ;
Las, agonisent engrossés d’avatars.
Est-ce trait d’union entre amour
Et humour… rites, adoration ?
Sont-ce les rachetés de Sion ?
Les Elus de Jésus... pour toujours ?
Armand Mando
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