Il y a dans ce monde perdu, ce gotha,
Des cœurs au bord de l'implosion,
Des enfants vidés d’illusions,
Envenimés du mépris des états.
Il y a dès l’aube, d’immuables soleils :
Nitescence trouant la nébuleuse
Chavirée du faîte des gibbeuses
Des orbes émargés d'improbables éveils.
Il y a en nos luttes, des éclats d'amertume,
D’incompréhension… nous les rivons
Au col du désespoir; seuls, dérivons
Au soir, emplâtrés à même le bitume
Tel le badin bavant d'improbité ;
Sécrète du péché le fielleux mucus
De l'aliénation… l'a- t-on de nos us
Détrôné du confort de l'incivilité ?
Il y a en nos ires, des vents désaccordés :
Inflexibles suroîts agités de grands flots,
Sur la peau de navrants gourdiflots
Aux mythes dont on se croit farder.
Rires et larmes s'entrelacent parfois
Au for de la polymorphie… j'en violente
Sans m'en démettre, la tissure ardente :
Mixtion d’un corpus bien trop froid
Pour assujettir cœur et âme …
En pugnace ménestrel, fier troubadour
Je sème de guerre lasse, d'ici à Oradour,
Comme naguère, d'ambitieux amalgames.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
