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mercredi 9 novembre 2022

IL Y A…


IL Y A…

 

Il y a dans ce monde perdu, ce gotha,

Des cœurs au bord de l'implosion,

Des enfants vidés d’illusions,

Envenimés du mépris des états.

 

Il y a dès l’aube, d’immuables soleils :

Nitescence trouant la nébuleuse

Chavirée du faîte des gibbeuses

Des orbes émargés d'improbables éveils.

 

Il y a en nos luttes,  des éclats d'amertume,

D’incompréhension… nous les rivons

Au col du désespoir; seuls, dérivons 

Au soir, emplâtrés à même le bitume

 

Tel le badin bavant d'improbité ;

Sécrète du péché le fielleux mucus

De l'aliénation… l'a- t-on de nos us

Détrôné du confort de l'incivilité ?

 

Il y a en nos ires, des vents désaccordés :

Inflexibles suroîts agités de grands flots,

Sur la peau de navrants gourdiflots

Aux mythes dont on se croit farder.

 

Rires et larmes s'entrelacent parfois

Au for de la polymorphie… j'en violente

Sans m'en démettre, la tissure ardente :

Mixtion d’un corpus bien trop froid

 

Pour assujettir cœur et âme …

En pugnace ménestrel, fier troubadour

Je sème de guerre lasse, d'ici à Oradour,

Comme naguère, d'ambitieux amalgames.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022