Louise, vous me semblez bien pâle ;
Auriez-vous en ces temps vu la mort
En reptation, vous soumettre au pal
Du malheur, votre vie à son mors ?
Il pleut au clair du Mont Marcy ;
Aux Adirondacks, la pluie s’éternise
Pour offrir aux cailloutis noircis,
La moiteur des rives où la vague s’enlise.
Bien-aimée, mes attentes sont vôtre !
J’imagine aux nuits écarlates,
La noirceur qui s’y lentement vautre
Lénifiant du mal, le reflux disparate.
Pour ici s’alléger du joug de l’audace,
Mes fièvres accusent la dolence
De nos songes meurtris ; j’en efface
Sans peine l’irascible constance
Dont ma verve empourpre à tort
Le limpide larmier, quand perlent
Les sanglots du podestat retors
Dont la rage, et l’amok déferlent.
Tendron de mes jours, ma compagne,
À vos pieds, en liesse salvatrice,
Je pose mon cœur chu de la cocagne...
Subsistent qu’inutiles blandices !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
