Vous vaincrez debout, en vaillants soldats :
Main nue sur l’épée… l’ennemi s’enfuira
Au son de la trompette ; vaincu, s’armera
Du deuil des victoires, piégé de l’addenda
Du palimpseste d’infatigables scribes
Dont la plume quémande, admoneste encor
Le lâche pris au rets du nauséeux mucor :
Turpide empuanti de relents psilocybes.
Vous vivrez en quiet, couronné de la grâce ;
Vos vies porteront en trophées de succès
Les palmes du triomphateur en l’accès
De riches glorioles dont il restera traces.
Les couards, ces jean-fesse, au soir, à reculons,
Grimeront de volutes la honte les pénétrant ;
D’estaminets, en bouges, maudiront l’impétrant
Efflorant de la haine le fragile stolon :
Minable support dont l’archer enguirlande
La tutrice cale, mercurialise la gemmule
Prête encor à offrir en glissante limule,
Les spumescentes glaires, ces affriandes
Mues sécrétées de polymorphes tripes…
Se peut-il que l’ouvrage perce à nue
Le boyau de retraites (!?) … que menues
Soient les ombres en la klippe
De cette déchéance acculant le reître :
Douloureuse brossée au nord de débine,
Vous verrez les ides lester de sommeil
La rémission du juste, saurez de l’accalmie
Aspirer le liquoreux souffle ! l’ennemie,
Cette larve, seule, en reptation, du soleil
Ne jouira qu’à peine_ viendra succomber
Sur le froid pulpitum où grimacent
Les spectres dégradés, et qu’embrasse
L’adipeuse vermine s’y laissant déplomber.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
