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lundi 7 novembre 2022

INTREPIDES DEMIURGES

INTREPIDES DEMIURGES

 

Vous vaincrez debout, en vaillants soldats :

Main nue sur l’épée… l’ennemi s’enfuira

Au son de la trompette ; vaincu, s’armera

Du deuil des victoires, piégé de l’addenda

 

Du palimpseste d’infatigables scribes

Dont la plume quémande, admoneste encor

Le lâche pris au rets du nauséeux mucor :

Turpide empuanti de relents psilocybes.

 

Vous vivrez en quiet, couronné de la grâce ;

Vos vies porteront en trophées de succès

Les palmes du triomphateur en l’accès

De riches glorioles dont il restera traces.

 

Les couards, ces jean-fesse, au soir, à reculons,

Grimeront de volutes la honte les pénétrant ;

D’estaminets, en bouges, maudiront l’impétrant

Efflorant de la haine le fragile stolon :

 

Minable support dont l’archer enguirlande

La tutrice cale, mercurialise la gemmule  

Prête encor à offrir en glissante limule,

Les spumescentes glaires, ces affriandes

 

Mues sécrétées de polymorphes tripes…

Se peut-il que l’ouvrage perce à nue

Le boyau de retraites (!?) … que menues

Soient les ombres en la klippe

 

De cette déchéance acculant le reître :

Douloureuse brossée au nord de débine,

Affligeante défaite en l'aube assassine

Ourlant bâti au perfide paraître...


Vous verrez les ides lester de sommeil

La rémission du juste, saurez de l’accalmie

Aspirer le liquoreux souffle ! l’ennemie,

Cette larve, seule, en reptation, du soleil

 

Ne jouira qu’à peine_ viendra succomber

Sur le froid pulpitum où grimacent

Les spectres dégradés, et qu’embrasse

L’adipeuse vermine s’y laissant déplomber.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022