J’imagine un jardin au printemps
Révolutionné de terres endormies,
De prés conquis d’ovules mutants
Dont la flore enivre les semis ;
Un vallon où paissent les juments,
Un espace… en attendant juillet ;
Y passerait nonchalamment,
La rosière au profil guilleret,
La mutine aux gestes nuancés,
Et qui fuit le lutin de la lande,
Étranglée de ronces, blessée
De fables, de baveuses légendes
De nuits, quand l'étoile brillante
Affole l'irascible tonnerre...
La faune nyctalope ; elle enfante
Des songes prétendus salutaires.
J’espère une planète oblongue,
Sur la berge longée du littoral,
Un autre cosmos... sur barlongue
Gothique proche de cathédrales.
J’imagine une serre aux saisons,
Enchâssées de subtiles fragrances
Pour du seuil des maisons,
Aux frimas, voir la belle Provence.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
