Blessures,
blessures, vous dont l’âme
N’est que souffle
léthal, qu’avez-vous fait
Des printemps
où l’enfant stupéfait
Embrase la
nature d'une ardente flamme ?
Voyez couler
le venin de la honte,
La sève du
profane ceint d’amertume :
Purulente
lie aux fièvres qu’allument
Le désespoir, si l’accablé l'affronte !
Blessures, qui
étoffez les souvenirs cossus
D’un drapé de
dynaste, les riches apologues
D’un raglan
de monarque : analogues
Prouesses de
vos rêves pansus.
Oh !
comme je vous plains d’être des lésions :
Vulgaires
empreintes, inélégants trophées
Cachés sous
la paroi de procédés surfaits,
Enfouis aux
décombres des désillusions.
Quand l’ombre
se fera, au seuil du renouveau
Evidente lumière,
vos folles incartades
Deviendront
aux lunes qui s’attardent :
Fraisils de bourreaux au ventre du caveau.
