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mercredi 2 novembre 2022

MOURIR SANS ÊTRE NE

MOURIR SANS ÊTRE NE


Trouverai-je ma route sans craindre

De cosmétiquer du regard le vertige,

Quand la peur et la haine infligent

Aux désœuvrés la mort sans se plaindre ?

 

Je veux de la famille, fuir l'entropie :

Obscures alliances, faux-semblants,

Adultérines frasques dédoublant

La fratrie croit-on victimisée … tant pis !

 

Quitus tronqués, captieuses décharges,

Dont l'homme paraphe le conclusif

Animent souvent du fourbe l'inclusif ;

Faut-il du mal être en exciter la targe ?!

 

J'ai cru voir l'océan au soir calmer

De ses influx l’oscillation de mer

Modulant des vagues, l’effluence ulmaire

Du crachin... comme moi, se vient rétamer.

 

Seul, sur l'esquif bercé d'irritations,

Piégé de l'éréthisme de la parentèle,

Je tangue vent debout, le mal en atèle,

Les nerfs gainés… scindé de soumission,

 

Franchirai-je de la haine des miens,

Le seuil libérateur ? Aurai-je sans impair,

De la ductilité, aspiré tonus ? Du repaire,

Supplanté l’éclat, en svelte prosimien ?

 

Combien d’orages, de funestes stratus

Noieront de mon ciel, l'azurite coupole ?

Blessé, je cherche encor l’épaule,

Où poser mon revers aux primes angélus ;

 

Las, je m’interroge : suis-je à même

De décrisper du douzil le bondon

Dont le clapet balance du cordon

Des larmes aux éraflures blêmes ?

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022