Trouverai-je ma route sans craindre
De cosmétiquer du regard le vertige,
Quand la peur et la haine infligent
Aux désœuvrés la mort sans se plaindre ?
Je veux de la famille, fuir l'entropie :
Obscures alliances, faux-semblants,
Adultérines frasques dédoublant
La fratrie croit-on victimisée … tant pis !
Quitus tronqués, captieuses décharges,
Dont l'homme paraphe le conclusif
Animent souvent du fourbe l'inclusif ;
Faut-il du mal être en exciter la targe ?!
J'ai cru voir l'océan au soir calmer
De ses influx l’oscillation de mer
Modulant des vagues, l’effluence ulmaire
Du crachin... comme moi, se vient rétamer.
Seul, sur l'esquif bercé d'irritations,
Piégé de l'éréthisme de la parentèle,
Je tangue vent debout, le mal en atèle,
Les nerfs gainés… scindé de soumission,
Franchirai-je de la haine des miens,
Le seuil libérateur ? Aurai-je sans impair,
De la ductilité, aspiré tonus ? Du repaire,
Supplanté l’éclat, en svelte prosimien ?
Combien d’orages, de funestes stratus
Noieront de mon ciel, l'azurite coupole ?
Blessé, je cherche encor l’épaule,
Où poser mon revers aux primes angélus ;
Las, je m’interroge : suis-je à même
De décrisper du douzil le bondon
Dont le clapet balance du cordon
Des larmes aux éraflures blêmes ?
Armand Mando
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