Fondent nos lubies d'autrefois :
Escobarderies, couardise… traînons
En de cendreux matins, palefroi
D'un cirque privé de son chaînon.
S'étranglent en nos voix, soupirs,
Spleens asservis au destin ;
Rêvions de fastueux empires,
Palais pour y donner festin…
Nos rêves croupissent en l’étang ;
Y surnage la déshérence ;
Ripons en vieux combattant :
Fiers doyens de sapience,
Amphitryons de ripaille, noceurs
Aux jouissances, griffons
De métempsychose, en penseurs
De la pluralité... en greffons !
Au fil de l'impudicité, corps privé
D'adéquation, surnage la gent
Dépravée : braises clivées,
Brandons de lasciveté nageant
Seuls, tel le mammifère repu
D’étreintes étrillées, aux gestes
Calmant l'autre animal fourbu,
Enfiellé du venin de la peste.
Nonchalamment... au bitume gris,
Au poids des présomptions,
S'use la dégaine du ribaud aigri…
Qui de lui aura compassion ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
