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dimanche 27 novembre 2022

LE PASSE QU’ON POSAIT

LE PASSE QU’ON POSAIT

 

Fondent nos lubies d'autrefois :

Escobarderies, couardise… traînons

En de cendreux matins, palefroi

D'un cirque privé de son chaînon.

 

S'étranglent en nos voix, soupirs,

Spleens asservis au destin ;

Rêvions de fastueux empires,

Palais pour y donner festin…

 

Nos rêves croupissent en l’étang ;

Y surnage la déshérence ;

Ripons en vieux combattant :

Fiers doyens de sapience,

 

Amphitryons de ripaille, noceurs

Aux jouissances, griffons

De métempsychose, en penseurs

De la pluralité... en greffons !

 

Au fil de l'impudicité, corps privé

D'adéquation, surnage la gent

Dépravée : braises clivées,

Brandons de lasciveté nageant

 

Seuls, tel le mammifère repu

D’étreintes étrillées, aux gestes

Calmant l'autre animal fourbu,

Enfiellé du venin de la peste.

 

Nonchalamment... au bitume gris,

Au poids des présomptions,

S'use la dégaine du ribaud aigri…

Qui de lui aura compassion ?


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022