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mardi 8 novembre 2022

AFFLIGEANTE CONCEPTION

AFFLIGEANTE CONCEPTION

 

La peau de mes matins se ride, se condense

En un parchemin d’inutiles promesses ;

Elle boit de mes peurs enkystées de détresses,

Tout l’influx d’amertume, l’arrogance

 

Drainée de ces nuits sans sommeil

Où les songes festoient, avant de décliner

Au nord de mirages pris au tramail miné

D’altérables réserves, en l’aurore vermeille.

 

Le tissu de mes rêves entoile des besoins :

Envies d’un ailleurs immergé en l’attol

Peu à peu survolées de chimères diastoles

Dont le cœur fatalement, est oint.

 

D’appréciables musiques caressent encor

En la matutinale l’éveil de l’amorçage :

Doux printemps sublimé d’âmes sages,

Et qu’avive la bise perforant ce décor.

 

Sous d’affreuses guenilles de lazzarone

S’écaille ma doublure d’adolescent grimé

De froids sourires se voulant arrimer

Aux farouches mimiques, et qu’intrône

 

Aux soirs désaccordés, en fuite parfois,

La finaude cautèle… qu’y puis-je ? …

Que ferai-je demain ? qu’y suis-je

En ces ruses vaquées aux grands froids ?

 

Quand sombre l’euphonie de mon spleen,

De ces rudes travées fermentées d’absence,

Mon cœur en réticule, subitement condense

Des désolations la douleur assassine.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022