Vaporeuses dentelles de jouvencelles,
Revenez hanter ma mémoire rebelle,
Au soir où nagent encor en ribambelle,
Les oiseaux de nuits en quête de ciel !
Mafflus roses de récrés, je vous vois
Arpenter du lourd sommeil, la voie ;
Y cheminent en donnant de la voix,
D’insomniaques vierges… prestement, j’y louvoie.
Mutines péronnelles ici-bas, évincées
Du gymnase trop froid de vieux lycées ;
Les suées fermentent à vos plis agressés
D’athlètes vaincus du mal, sans l'oppresser.
Coquines ariettes de séducteurs,
Badines complaintes, flattent le menteur :
Ce Romeo, ce piètre bonimenteur,
Qui du langage farde la fugace moiteur.
Reviendriez-vous aiguiser l’espoir,
Cette vertu égrenée du guipoir,
S'il torsade l’amant broyé de l’égrappoir
De femmes auxquelles on n’ose céans, boire ?
Où êtes-vous chimères de l’enfance :
Contradictions excentrant l’existence ?
Que faites-vous au soir, de l’adolescence,
Des fiévreux besoins qu'annihilent nos sens ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
