Dans ses bras en tenailles,
Je me vide du venin d’entrailles
Oignant de bile les friables écailles
De peau, après moult ripailles.
Aliéné aux vents de sa folie,
Je me joue du miroir qu’embelli
De reflets chahutés de roulis
L’ivresse de la douce Ophélie.
Suis-je encor partenaire
De ces gaupes en l’éther
D’estaminets dont je suis réfractaire,
De dipsomanes vicieux, délétères ?
Déconfit, derrière le grillage
Du destin, ai refait le voyage,
Jusqu’au livre d’images
Irradiées… comme pris en otage.
Avant d’aimer en l’aurore feutrée,
Me suis délié du sabir indiscret,
Souvent hué en l’alcôve secret
D’impétueuses lois engluées de décret.
Sans paraître, me trop dévoiler,
Je nuance de vos rires voilés
D'adamantines larmes éraillées
De vains maux voulant en étoiler
La tricuspide du cœur écaillé.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
