C’est une vierge au socle froid de marbre,
Qui s’approche du reflet de l’absence
Peu à peu déliée des branches du bel arbre
Où caillette l’oiseau grisé de nitescence.
C’est
Un lac ondoyant aux vents légers d’avril,
Fleuve hué de brises printanières ;
On aime le voir au centre de nos villes,
Éteindre le chahut de nos cancanières…
C’est un feu dont les braises grésillent
Au souffle de flammèches moqueuses,
Et qu’enrouent les flux du fin grésil...
En l’âtre, s'activent des suies cendreuses.
C’est un réservoir buvant du mutisme,
L’étrange rétention, l’hétéroclite stase
Dévoilant des nonces, le diffus syncrétisme
Du prélat amorphe, chaque antonomase ;
Car de la périphrase, à la coquecigrue,
L’absurde dévêt du prédicat captivé
De harangue, pimbêches et grues
Rivées à la lèvre les voulant enivrer.
C’est une loi pulsée de l’ordalie
De médiévales causes, de scolastique ;
Ignace de Loyola en l’hallali,
Acquiesce l’obligataire sous portique ;
Car l’incivil est un faraud sans âme :
Rodomont cosmétiqué d’emphases,
Préambules appréciés des dames
D’un royaume altéré à sa base,
Couvé au boudoir de mondaines,
Au tunnel où s’égare la chienne ;
Le vice en admoneste la percée soudaine…
La none outrée de calembredaines
En fait jardin secret… l’amantes s’y noie,
Cachant de ses rides, l’altier minois...
Sous beffroi, dilettantes amours,
Exsangues rosières sans ganses
Fardent de vœux casuels le cœur lourd,
Faisant fi des folles manigances
Du damné chu de vespérales spires,
Aux fiévreuses pollicitations
Enjuguées au mal, ce licol qui attire
La serve bercée de prétentions.
Le silence est l'œuvre d’un orfèvre :
Ornemaniste retouchant du maillet,
La muse entrouvrant la balèvre
Confirmée du geste au relief guilleret.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
