De l’échafaudage, tu épies l’animal
Dont ton corps fait bombance ;
Rompue en ton sein, la glaireuse semence
Abreuve, en sa rage, l'impétueux mâle.
Hors du chemin, les bûchers
Avivent des tisons la consomption :
Rougeoyantes braises de fornication
Dont ta peau agrémente au toucher
L’arceau, et que ceint le profil
De lascives en quête d’impudence ;
S’y concentrent les fleuves d’abondance
Chus de coulées au reflux indocile...
De l'ivresse, perlent des symphonies
Au clavecin de ton buste plaintif :
Fantaisistes notes, édits ampliatifs
Modulant des décrets toute l’hégémonie.
Au bassin de ta chair compulsée ;
D’aucuns prétendent… est-ce vrai ? _
Qu’un fastueux trésor dont tu étais sevré
Liait les cacochymes voulant t'épouser.
En escale sur d’immondes remous,
Ton nacre trouble l’eau de l’abîme
Vidée des marins de ta grotte sublime :
Cet accueillant hymen au duvet tinamou.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
