Ce n'est rien… juste un peu de soleil
Sous l’arche de mon rêve… un reflet
De tes yeux descellés du sommeil
D'où s'isolent les fous, et qu'enflaient
Brume et vents de l'autre dimension,
Aux mortes nuits de septembre ;
S'y prélassent les peurs, l'inhibition
Du fuyard en sa modeste chambre.
Un peu de démesure, d'immodération,
Pour cacher de mes cuisants échecs,
L'entropie du mal-être, l'inaction
D'impécunieux astreints à l'hypothèque.
L'ordre trahit des désaffections le lien
Le retenant aux justes accointances…
Il survit malgré lui en triste paulien
En quête de subside, sans ganses.
Ce n'est rien… l’issue est céans,
Ceinte d’espoir : ductile profil ; faut
En accuser quitus ; puis, bon an, mal an,
Avouer l'impair de nos maints défauts.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
