SPECULUM TRANSIRE*
Traverser le miroir
Une femme
s’écrie, avant de s’écrouler_
Je vois
se profiler mon futur, ma vie,
Puis,
entre les larmes, une main me ravit,
M’entraîne
au vide, où blackboulées,
Se dessinent des formes , comme déroulées
D’un
dédale… d’autres traces en dévient.
Des visages
s’animent au halo d’un fanal
Baignant
de lueurs, l’asphalte des faubourgs,
Le bitume
d’impasses longées à rebours
De sirènes
de nuits, lascives, banales.
Défilent
en ses absences, les amants d’hier:
Amours
ratées aux mensonges faciles…
Elle voudrait
encor retenir l’indocile ;
Céans, faire sauter l’intruse têtière,
Hideux
caveçon dont s’offusque l’altière,
Et qu’entravent
parfois, les rainures fissiles.
Ces jours
ont l’apparence de nuits de brouillard,
Quand les
neiges poudroient le faîte du clocher
De
chapelles semblables au dôme du rocher
De chapelains
voûtés, de prédicants braillards.
Sa gibbeuse
dégaine farde, en des râles confus,
De catarrheuses
glaires, sa superbe d’antan…
La voilà,
étranglée de souffrances, battant
Sa coulpe
entre des sanglots longs… diffus !
Devenue
la proie de la dame à la faux,
Déchire
le subéreux voile d’existence,
Traverse
le miroir aux marbrures intenses,
Avant de
disparaître, engobée de tuffeau.
Au réceptacle
de sa tombe chaulée, les mots
Flagorneront, en de mornes éloges, hélas !
Un trompeur
dithyrambe, qu’efface
Les bigotes aux fadasses grumeaux.
Ci-gît notre bien-aimée sœur, notre amie…
Que sa
dernière demeure l’accueille dignement !
Nous plaçons
sur la stèle, en cet enterrement,
La couronne
fleurie de notre dévouement…
Dire qu’à
ces fadaises, il est des cœurs soumis !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
