PECCATUM VIRI*
Hommes du péché
Les hommes
ont déchiré le voile d’innocence
Nous révélant
Dieu… ils ont foulé à terre,
Et l’amour,
et l’espoir, donnant à l’indécence,
Des lettres
de noblesse… tristes sires délétères,
Ils ont
bu au douzil du péché confortable,
Confiants, en l’avenir dont parle le prélat ;
S’en faut
de peu pour que se mettent à table,
Les âmes
écalées, émiettées… çà, et là…
Les hommes
ont violé les Divines Lois,
Craché au
Visage du Seigneur Tout-Puissant ;
Ont
grimé la vie, en pâtres de bon aloi,
D’un insolent fard, d'un badigeon de sang.
Les hommes
ont ceint l’inacceptable, cerner
L’irrécusable,
fiers de faire, en ces tares,
Approuvable
ordalie ; ne le peut discerner,
Le fat
perclus en l’ignorance, ce retard
Attisant
des lazzis, les sulfureuses braises,
Tisons
posés à même l’escient… hélas !
N’est
de bonbec, hors du fatal mésaise,
Que clarté, dont l’idiotisme se délace.
Les hommes
ont encellulé l’âme du pénitent,
De mille
controverses_dénégations propres
A enrichir
de l’esprit égaré, hors du temps,
L'organigramme, le plan, impropres
A la
cognition… bien sûr, la pensée voudrait,
Et sans
mal, s'y défaire… sans de l'or,
Dont la
foi se dévêt, oindre de l’ivraie,
L'horrible sangsue_ cette morve effraie,
Car, en écornifleur,
sangle à moindre frais,
L'ouate, ce fin duvet, idéalisé dès lors.
En ma musarde, bercé de contrevérités,
Ai vu
poindre au renouveau vainqueur,
Les primes
visées, sans feindre l’acuité
De violences
me perçant le cœur,
La beauté
de l’espèce, la beauté de l’espace…
Mon regard
transcendé de soyeux parhélies,
Naît d’espoir, de douces perspectives
Accorées à ce mimétisme, et qu’abolit
La joie du mâle sevré d’invectives…
Que ne
serais-je moi, aux lunes de décembre,
Attentif
pèlerin, sans bourse, ni souliers !…
Délesté
du mensonge avilissant les membres
Libérés du
mythe dont l’ascète s’est lié.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
