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jeudi 3 décembre 2020

PECCATUM VIRI*Hommes du péché

 

PECCATUM VIRI*

Hommes du péché

 

Les hommes ont déchiré le voile d’innocence

Nous révélant Dieu… ils ont foulé à terre,

Et l’amour, et l’espoir, donnant à l’indécence,

Des lettres de noblesse… tristes sires délétères,

Ils ont bu au douzil du péché confortable,

Confiants, en l’avenir dont parle le prélat ;

S’en faut de peu pour que se mettent à table,

Les âmes écalées, émiettées… çà, et là…

 

Les hommes ont violé les Divines Lois,

Craché au Visage du Seigneur Tout-Puissant ;

Ont grimé la vie, en pâtres de bon aloi,

D’un insolent fard, d'un badigeon de sang.

Les hommes ont ceint l’inacceptable, cerner

L’irrécusable, fiers de faire, en ces tares,

Approuvable ordalie ; ne le peut discerner,

Le fat perclus en l’ignorance, ce retard

Attisant des lazzis, les sulfureuses braises,

Tisons posés à même l’escient… hélas !

N’est de bonbec, hors du fatal mésaise,

Que clarté, dont l’idiotisme se délace.

 

Les hommes ont encellulé l’âme du pénitent,

De mille controverses_dénégations propres  

A enrichir de l’esprit égaré, hors du temps,

L'organigramme, le plan, impropres

A la cognition…  bien sûr, la pensée voudrait,

Et sans mal, s'y défaire… sans de l'or,

Dont la foi se dévêt, oindre de l’ivraie,

L'horrible sangsue_ cette morve effraie,

Car, en écornifleur, sangle à moindre frais,

L'ouate, ce fin duvet, idéalisé dès lors.

 

En ma musarde, bercé de contrevérités,

Ai vu poindre au renouveau vainqueur,

Les primes visées, sans feindre l’acuité

De violences me perçant le cœur,

La beauté de l’espèce, la beauté de l’espace…


Mon regard transcendé de soyeux parhélies,

Naît d’espoir, de douces perspectives

Accorées à ce mimétisme, et qu’abolit

La joie du mâle sevré d’invectives…

Que ne serais-je moi, aux lunes de décembre,

Attentif pèlerin, sans bourse, ni souliers !…

Délesté du mensonge avilissant les membres

Libérés du mythe dont l’ascète s’est lié.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020