IN CONDUCTOR CUM REGINA*
Le clavecin des reines
Elle avait,
au piano, fait danser des musiques,
Sublimer
des drames, à l’ouïe fine d’esthètes
Voulant
parachever l’élégante rythmique
De son
fortissimo étoilé de rimes de poètes.
Du clavier
soumis au doigté superbe, les notes
S’interféraient ;
et de ce vibrato modulé
Du concis trémolo, les hymnes dizygotes
S’entrelaçaient,
confiants, peu adulés
De l’impatient
arpège enroulé aux touches
Caressées
avec art, du créatif... l’artiste
Inspirée
du prélude de Bach, et qu’attouchent
Les salves
nimbant l’ingénieux concertiste.
Au feutré
de son âme entoilée de bohème,
S’y délacent
de mutines cantates, l’oratorio
De
fades liturgies, d’ascétiques requiem
Lestant
de l’œuvre inachevée, a contrario,
La finesse
du style, l’élégance de l'opus !
Au libelle de l’adroit dithyrambe,
Du
vexatoire, dont le maestro, sans plus,
Agrée ô
si peu, l’admonestation, sans flambe,
Ni claymore,
pour percer du critique,
La pleine
suffisance, ni châtrer le censeur
D’un
cénacle sans vie, pour qui la poétique
Demeure
un mystère, qu’Aristote, en penseur
Encloue
au raisonnable, sans montre, il est vrai,
De grandiloquence,
si de la métaphore,
Se délient
des clichés, et qui souvent, effraient
Le plumitif
dont l’emphase densifie le confort,
Plombe la retenue… ce, d’un moindre effort,
L’ingéniosité
de l’instrumentiste, aux frais
Du mélomane…
en quête de réconfort.
Elle avait,
au piano, rassuré l’enfant sage
Penché avec
ardeur au fronton de l’histoire,
Lui,
qui de la blanche et réceptive page
Avait puisé
des mots comme pris en otage
Entre les
lignes bleues d’édits attentatoires.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020


