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dimanche 27 décembre 2020

NOCTIS SPACIUM* Espace de nuit

 

NOCTIS SPACIUM*

Espace de nuit

 

Dans ce grand lit froid, où tu ne viendras plus,

Les nuits s’éparpillent, puis sombrent en raccourcis

Sur la peau d’un espoir au mien, en autarcie,

Pareil… le temps vidé de son pesant surplus,

Ecorche ma mémoire engrossée de poncifs,

Egratigne mes lèvres, en des mots délavés

De la substance pleine, de soupirs encavés

A mon deuil de lutin aux totons attractifs…

 

Sur l’étrange pucier à deux places, je surnage

Entre les plis soyeux de trop froides attelles ;

Mon corps fait offense aux candides pucelles,

Toujours sans le vouloir, en des marivaudages,

Des badines de cours, quand, soumise, la serve

Vient mordre au nanan de la jouissive plaie

Ecalée du désir, l’ardeur de l’amant replet

Faisant fontaine des larmes qui desservent,

Quand les rires embrument le silence,

Les risées obtuses ouatent la chromacité,

Avant d'en sangler le halo de l’absoluité

Dont les teintes figent la somnolence.

 

Défait de la musarde de rêves maquillés

De licencieux clichés, j’empaquette sans mal,

Les remords pathogènes, et de mes lacrymales,

Tous les regrets perlés d’aquatinte souillée.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020