NOCTIS SPACIUM*
Espace de nuit
Dans ce
grand lit froid, où tu ne viendras plus,
Les nuits
s’éparpillent, puis sombrent en raccourcis
Sur la
peau d’un espoir au mien, en autarcie,
Pareil…
le temps vidé de son pesant surplus,
Ecorche
ma mémoire engrossée de poncifs,
Egratigne
mes lèvres, en des mots délavés
De la
substance pleine, de soupirs encavés
A mon
deuil de lutin aux totons attractifs…
Sur l’étrange
pucier à deux places, je surnage
Entre les
plis soyeux de trop froides attelles ;
Mon corps
fait offense aux candides pucelles,
Toujours
sans le vouloir, en des marivaudages,
Des badines
de cours, quand, soumise, la serve
Vient mordre
au nanan de la jouissive plaie
Ecalée du
désir, l’ardeur de l’amant replet
Faisant
fontaine des larmes qui desservent,
Quand les
rires embrument le silence,
Les risées
obtuses ouatent la chromacité,
Avant d'en sangler le halo de l’absoluité
Dont les
teintes figent la somnolence.
Défait de
la musarde de rêves maquillés
De licencieux
clichés, j’empaquette sans mal,
Les remords
pathogènes, et de mes lacrymales,
Tous les
regrets perlés d’aquatinte souillée.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
