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dimanche 27 décembre 2020

PELLICIENTES AVATAR* Instable avatar

 


PELLICIENTES AVATAR*

Instable avatar

 

Lorsque j’aurai vécu au-delà des matins

Où la cendre des morts noiera l’esclave,

La poussière des villes grimera l’ilote,

Verrai naître, sous de fragiles satins,

L’âme désamorcée de subtiles entraves,

L’esprit désaccordé d’empreintes dizygotes.

 

Quand ma peau nue écaillée de vices

Enjugués d’immoralité, dégorgera, au soir,

Son trop plein de fiel, entre les interstices

De l'hédonisme, pour, dès l’aube, asseoir

 

Des repentirs, le cru de mon double

Bâillera un regret à nul autre pareil ;

Verrai s’aliéner de ma foi, en ces troubles,

Et mes pleurs, et ma joie, tanisés de vermeil…

 

Ma pensée fera allégeance, en l’espoir,

A la belle oriflamme chahutée des vents ;

Ferai aux miens désirs torsadés du guipoir,

Bouquet de parhélie, aux cycles survivants.

 

Aux traînes dentelées du renouveau passif,

Poserai de fastueux brochés… les œillets

De bottines princières, verront du créatif,

L’inusable trépointe et, sans l’effeuiller,

 

Conquérir de la rosée, les miasmes

Déposés en phlyctènes sur la tige

Par la bise hivernale… du marasme

De la faune blessée, les ombres qui se figent,

 

Se laisseront purger de la nue grisée

De lourds crachins, en déferle parfois

Sur l’ondulante lie dont la lame frisée

Charme de la baille, le cylindre froid.

 

Lorsque je pousserai les fièvres crispées

Au barycentre des terres, mes larmes

D’enfant puni, les scélérates ripées

De garnement sans gages ; pire… sans armes,

Garderont, soudées aux palpébrales, le charme

Du rejeton devenu, pour l’émancipée,

Sigisbée dont les femmes, à son col, agrippées

Offriront fourrure d’entrecuisses, que le carme,

Ce puceau de cloître, tance, sans la piper…

 

Inquiète, de ces débordements, la mutine

Ceinte de maladresses, et d’un rire affecté,

Dira _ ma jouvence, a t-elle, aux mâtines,

Rebuté l’extinguible pépie, sans acter

 

De sous-jacents cris, la fluide constance ?_

Ai-je, aux désordres creux, bouté du chenal,

L'impossible estuaire, en l’appétence

Dont vous fîtes jadis, aux ides subliminales,

Montre ? Diluées en ces gangues, nos cosses

Agrémentaient du jour en devenir, l’itératif

Bedonné de pulsions, de ductiles gestes

Roidis sous la cambrure du zèle attractif,

Ce liquoreux venin enfiellé d’un zeste

Chu de la balèvre, que vous sûtes priser,

Retenant de la vôtre_ vilain gille !...

En de fins tressauts, l’écaillure irisée,

De la gerçure ces striures fragiles…

 

Aux griffes des réminiscences, mon profil

Arc-bouté de rainures, peut-être,

De sépia, entoile dessous l’épais faufil,

Les plis désabusés, et qu’écale mon être

Qui de ce retenir, en un langage piètre,

Farde la redite de lunes qui défilent

En des nuits dont je ne suis plus maître.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020