FACULTATEM FLUCTUATUR*
Fluctuante contenance
Il faut
plaire, sans séduire, apprécier,
Sans s’inféoder…
car l’homme, cet animal,
Est un
loup qui, à l’abri du peaussier,
Se joue
de la faiblesse de celui qui a mal !
Ne jamais
partager avec parcimonie,
Quand l’amour
vient convaincre l’athée,
De s’offrir
entier, sans montre de déni,
Au Divin
Créateur dont il peut hériter !
Oubliez
la harangue des prévaricateurs,
Les palabres
du sophiste grincheux !
Qu’est-il
de plus navrant qu’un subtil rhéteur
Bavant,
ex cathedra, des ragots pelucheux !?
Quand sombre
le docte nimbé de jésuitisme,
Se noie aux pédantesques joutes, l’érudit
Aux arguties livresques, le béotisme
Encage le
plus faible… sans contredit !
S’armer,
si c'est possible, au plus vite,
De la connaissance, quitte à déplaire !
De la componction,
émanent des faillites ;
De l’obséquiosité…
des piques délétères.
Il s’en
faut prémunir ! L’esprit, cette trémie,
Aspire,
en fourre-tout, des calembredaines,
L’ironie
manifeste, puis tacle l’insoumis,
Le
bâchant de compassion soudaine…
Sulfureux
mélange, s’il en est !… infecte lie,
Qui de la coupe, aux lèvres, éveille les grimes
Du prétendu
caviste… son taste-vin délie
Du liquoreux
breuvage, l’uval millésime,
Pour fendre
de l’accord, avec délicatesse,
Possible
jouissance d’œnologue averti,
Et qui,
de la manœuvre… quelle prouesse !
Anoblit
la vertu dont l’aplomb le sertit.
Les brèves
qu’il m’en souvienne, quelquefois,
Amplifient
de mes joies, la dive retenue…
J’eusse
aimé à ce style, peut-être, avec foi,
Et sans
déclamatoire, nouer du fil ténu
De ma
sombre mémoire, l’abaca, pour du nu,
Accéder
en novice, au dédain de l’effroi.
Ai-je
de vos raccourcis, piétiné réserve ?
S’il
est vrai que mes pas semblent désaccordés,
Ma démarche,
que vos ambles dénervent,
Demeure,
sans piperie, un entrain encordé,
Sans démesure,
aux rythmes qui la servent !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

