MEA SPONSA*
Ma promise
Ma mie,
cueillons des bleus instants,
La douceur
écalée du printemps !
Voyons si
les musiques éveillent
L’oisillon
repu des reflux du sommeil !
Ma mie,
il pleut à verse sur l’onde ;
Contemplons
du soleil, les spires rubicondes !
J’aimerais,
avec vous, étriller les astres,
En souffleter
avant le grand désastre,
Cailloux
orbitaux, poussières d’étoiles,
Dont la
sphère alanguie, aux nuits, s’entoile.
Angèle,
ma promise, vous qui sûtes jadis,
Aux nuances qui parfois, s'affadissent,
Bercer d’attentions,
mon cœur bohémien,
Feriez-vous,
céans, loin de l’adamien,
Montre de
complaisance, avant le renouveau,
Percer du
séculier, le vexant conformisme,
Sans m’enclore
jamais à l’adoptianisme ?
Ma mie,
tendron de mes vœux d’inentamé,
Auriez-vous
quelque indulgence pâmée
A ma
faconde de ménestrel sans lune,
Ma loquèle
de trouvère, dont l’infortune,
En notoire
clabaudage, alimente souvent
L’arrière-cour
de cérastes butés, bavant
Médisances,
douteux repentirs, attrition,
Amphibologie
de sophistes… affliction ?
Ma mie,
que n’aurais-je donné pour baiser
De votre
joue d’infante… sans biaiser,
La
mutine fossette, avant de m’en aller
Paver de
mes errances, la bourbeuse allée !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
