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lundi 28 décembre 2020

MEA SPONSA* Ma promise

 

MEA SPONSA*

Ma promise

 

Ma mie, cueillons des bleus instants,

La douceur écalée du printemps !

Voyons si les musiques éveillent

L’oisillon repu des reflux du sommeil !

Ma mie, il pleut à verse sur l’onde ;

Contemplons du soleil, les spires rubicondes !

J’aimerais, avec vous, étriller les astres,

En souffleter avant le grand désastre,

Cailloux orbitaux, poussières d’étoiles,

Dont la sphère alanguie, aux nuits, s’entoile.

Angèle, ma promise, vous qui sûtes jadis,

Aux nuances qui parfois, s'affadissent,

Bercer d’attentions, mon cœur bohémien,

Feriez-vous, céans, loin de l’adamien,

Montre de complaisance, avant le renouveau,

Percer du séculier, le vexant conformisme,

Sans m’enclore jamais à l’adoptianisme ?

Ma mie, tendron de mes vœux d’inentamé,

Auriez-vous quelque indulgence pâmée

A ma faconde de ménestrel sans lune,

Ma loquèle de trouvère, dont l’infortune,

En notoire clabaudage, alimente souvent

L’arrière-cour de cérastes butés, bavant

Médisances, douteux repentirs, attrition,

Amphibologie de sophistes… affliction ?


Ma mie, que n’aurais-je donné pour baiser

De votre joue d’infante… sans biaiser,

La mutine fossette, avant de m’en aller

Paver de mes errances, la bourbeuse allée !

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020