OVERSIZED SEMITIS INHAERENTES*
Empreintes démesurées
Par-delà
les barrières, où se meurent les vents,
Les soleils meurtrissent les dunes d’Issaouane ;
De jaunâtres
frisures, d’étouffantes bardanes,
Brident
les capitules ; au soir, les soulevant.
Par-delà
les vallées prisonnières des pluies
Acidifiant
le lit de nos cours d’eau, les lunes,
Des plis
concaves, creusent d’inopportunes
Brèches,
d’autres coulées, au ventre du puits.
Quand je
redeviens moi, de mes larmes taries,
Mes cycliques
errances, s’éveillent des lubies
Confortées
en l’affect, par le souffle ébaubi
De roides
pulsions… et qui me contrarient.
Je vis
entre deux pôles, en triste somnambule
Coincé sous
la barlongue d’une fresque gothique,
L’ossature
d’un fief privé de son portique…
Y paissent
les fantômes qui, la nuit, déambulent.
Par-delà
les mensonges lestant le portefaix,
L’euphémisme
de clercs ensoutanés, les fables
Prévaricatrices
de la prosopopée : inénarrable
Jésuitisme de nonces séducteurs, je fais
De mon
mieux pour enclore du doute, parfois,
Le
circonstancié… aussi, dois-je de l’aporétique,
Civiliser
l’aristotélisme… pour de la poétique,
Contrefaire
le lyrisme, s’il s’acquiert l’effroi.
Ma plume,
de la variante, aspire contenance,
Sans se
plaindre jamais, de vaines resucées…
Sera-ce
inéluctable, ce trouble par trop poncé,
Et qu’investit
la rime ceinte de résonnance ?
Par-delà
les silences drapés de sanglots longs,
Le mutisme
de vierges inassouvies,
J’effeuille
les jours engainés de violons,
Dont l’archet,
au pizzicato, me semble t-il, ravit
Le mélomane
… des gémonies, je gravis
Avec lui,
les pénibles degrés où seul, survit,
Le victorieux
hissant, fier, le gonfalon.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020



