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vendredi 25 décembre 2020

OVERSIZED SEMITIS INHAERENTES* Empreintes démesurées

 

OVERSIZED SEMITIS INHAERENTES*

Empreintes démesurées

 


Par-delà les barrières, où se meurent les vents,

Les soleils meurtrissent les dunes d’Issaouane ;

De jaunâtres frisures, d’étouffantes bardanes,

Brident les capitules ; au soir, les soulevant.

 

Par-delà les vallées prisonnières des pluies

Acidifiant le lit de nos cours d’eau, les lunes,

Des plis concaves, creusent d’inopportunes

Brèches, d’autres coulées, au ventre du puits.

 

Quand je redeviens moi, de mes larmes taries,

Mes cycliques errances, s’éveillent des lubies

Confortées en l’affect, par le souffle ébaubi

De roides pulsions… et qui me contrarient.

 


Je vis entre deux pôles, en triste somnambule

Coincé sous la barlongue d’une fresque gothique,

L’ossature d’un fief privé de son portique…

Y paissent les fantômes qui, la nuit, déambulent.

 

Par-delà les mensonges lestant le portefaix,

L’euphémisme de clercs ensoutanés, les fables

Prévaricatrices de la prosopopée : inénarrable

 Jésuitisme de nonces séducteurs, je fais

 

De mon mieux pour enclore du doute, parfois,

Le circonstancié… aussi, dois-je de l’aporétique,

Civiliser l’aristotélisme… pour de la poétique,

Contrefaire le lyrisme, s’il s’acquiert l’effroi.

 


Ma plume, de la variante, aspire contenance,

Sans se plaindre jamais, de vaines resucées…

Sera-ce inéluctable, ce trouble par trop poncé,

Et qu’investit la rime ceinte de résonnance ?

 

Par-delà les silences drapés de sanglots longs,

Le mutisme de vierges inassouvies,

J’effeuille les jours engainés de violons,

Dont l’archet, au pizzicato, me semble t-il, ravit

Le mélomane … des gémonies, je gravis

Avec lui, les pénibles degrés où seul, survit,

Le victorieux hissant, fier, le gonfalon.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020