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lundi 14 décembre 2020

QUIS EST ?* Qui est-elle ?

 

QUIS EST ?*

Qui est-elle ?

 

J’ignore tout de l’ombre sous ma fenêtre,

Ce profil qui passe, sans me regarder ;

J’aimerais pénétrer, quand elle peut s’attarder,

Du regard fuyant, et pour m’y mieux soumettre,

L'arabesque azurée dont parfois, semblent naître

D’infimes perles, des flammèches ardées.

 

Je ne sais si demain, quand il fera bonheur

En mon cœur solitaire, nos routes,

Nos chemins contraires, sans doute,

Relieront de la berme, les tortilles, sans heurts.

 

Sous l’ombrelle blanche, sa silhouette efface,

Des malicieux rais, par trop intrusifs, les tons ;

Flottent de doux parfums percés de l’œilleton

De fragrances bulbaires, en appâts efficaces.

 


J’aimerais de ses mots, écorcher la doublure,

Ajuster au bâti de ses soupirs lascifs, des râles

Dont l’offense encloîtrerait les mâles

Qui souvent l’indisposent, flattent de sa blessure,

 

La béance certaine… aurais-je, en l’œuvre

Retouchée, de mes désirs butés, ceinturé

Le troublant préemptif, peut-être emmuré

De sa ligne, en de sombres manœuvres,

 

Et l’envie, et l’espoir, d’accréditer au soir,

Aux siennes fièvres, les miennes ! Volontaire,

Asservit à cette collusion… délétère (?)

Que nenni !!! Lors, souhaiterais surseoir

 

A l’immodestie dont je prise panache,

Quand bien même, ma pépie entaillerait

D’une subtile pointe, le calleux minerai,

Qu’en piètre lapidaire, je harnache

 

De grinçantes breloques, puisque déçu

De n’avoir, de mon destrier, enjambé

Le muret ; s’y perdent les empreintes bées

Profanant de ma muse, l’infroissable tissu.

 


Je la vois disparaître au lointain…

Ce point qui peu à peu, s’estompe, attire

D’autres lunes cassées ; leurs décans s’étirent,

Gobés de l’horizon, en de trop lourds matins.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020