QUIS EST ?*
Qui est-elle ?
J’ignore
tout de l’ombre sous ma fenêtre,
Ce profil
qui passe, sans me regarder ;
J’aimerais
pénétrer, quand elle peut s’attarder,
Du regard
fuyant, et pour m’y mieux soumettre,
L'arabesque azurée dont parfois, semblent naître
D’infimes
perles, des flammèches ardées.
Je ne
sais si demain, quand il fera bonheur
En mon cœur
solitaire, nos routes,
Nos chemins
contraires, sans doute,
Relieront
de la berme, les tortilles, sans heurts.
Sous l’ombrelle
blanche, sa silhouette efface,
Des malicieux
rais, par trop intrusifs, les tons ;
Flottent
de doux parfums percés de l’œilleton
De fragrances
bulbaires, en appâts efficaces.
J’aimerais
de ses mots, écorcher la doublure,
Ajuster
au bâti de ses soupirs lascifs, des râles
Dont l’offense
encloîtrerait les mâles
Qui
souvent l’indisposent, flattent de sa blessure,
La béance
certaine… aurais-je, en l’œuvre
Retouchée,
de mes désirs butés, ceinturé
Le troublant
préemptif, peut-être emmuré
De sa ligne, en de sombres manœuvres,
Et l’envie,
et l’espoir, d’accréditer au soir,
Aux siennes
fièvres, les miennes ! Volontaire,
Asservit
à cette collusion… délétère (?)
Que nenni !!!
Lors, souhaiterais surseoir
A l’immodestie
dont je prise panache,
Quand bien
même, ma pépie entaillerait
D’une subtile pointe, le calleux minerai,
Qu’en piètre
lapidaire, je harnache
De
grinçantes breloques, puisque déçu
De n’avoir,
de mon destrier, enjambé
Le muret ;
s’y perdent les empreintes bées
Profanant
de ma muse, l’infroissable tissu.
Je la
vois disparaître au lointain…
Ce point qui peu à peu, s’estompe, attire
D’autres
lunes cassées ; leurs décans s’étirent,
Gobés de
l’horizon, en de trop lourds matins.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020


