BERM POSSE DISSOLVI*
Insoluble berme
Ta peau
a la douceur des jardins tiburtins,
La fraîcheur
de fruits gorgés de miel,
La moiteur
du porphyre, en de suaves matins
Affectés
du venin des frasques vénielles.
Ta bouche,
telle la grenade éclatée de saveur,
Emprisonne
ma lèvre humectée de désirs
Confortés
en l’apprêt de la chair en ferveur,
Et qu’affole
ta hanche stridulée de plaisirs.
Du globe
de ton sein, fusent des jets jouissifs,
De laiteuses
cascades ruisselant avec grâce
Sur les
cicatricules de ton ventre plaintif,
Dont ma
langue module les infimes traces.
Aux sillons
de tes reins, emprisonnant sans mal
Ma glaireuse
semence, le délice émulsionne
De ce
liquoreux, les fièvres suboptimales
De possibles
frissons que l’affect arraisonne.
Le cuir
de ta superbe se laisse traverser
De par
la décadence de la rythmique,
Du violent
butoir… et sans tergiverser…
Dois-je
_ sans pulsions cycliques,
Écaler du
noyau de ta soif chimérique,
Et l’ardeur,
et l’audace de ces cris nuancés,
Et qu’achèvent
les râles de rimes adoniques ;
Mon
verbe inclément, peut-être aboulique,
Confesse
la retenue, parfois, sans y penser.
Au puits
de ton nombril, contrites en cet éveil,
D’inextinguibles
perles chahutent hardiment...
Au diaphane
voile de ta croupe vermeille,
S’alanguissent
des gangues, sans linéament…
Se voudraient
en l’intime, ici, pleinement
Pénétrées
de douces violences, quand l’ivresse
Profane
de la candeur, l’ingénuité armant
Le céladon enquillé à l’âme poétesse,
Au
support de la muse enjôlée d’allégresse,
L’égérie
au diadème rehaussé d’agréments.
En mes
plus belles pages, de plume avisée,
Écrirai nos silences vaincus du désordre
Sophistiquant
l’aède… puis, sans me raviser,
Au conclusif, irai tambour battant, tordre
Le cou,
aux cancanes de l’incivilisé(e) !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
