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dimanche 6 décembre 2020

BERM POSSE DISSOLVI* Insoluble berme

 

BERM POSSE DISSOLVI*

Insoluble berme

 

Ta peau a la douceur des jardins tiburtins,

La fraîcheur de fruits gorgés de miel,

La moiteur du porphyre, en de suaves matins

Affectés du venin des frasques vénielles.

 

Ta bouche, telle la grenade éclatée de saveur,

Emprisonne ma lèvre humectée de désirs

Confortés en l’apprêt  de la chair en ferveur,

Et qu’affole ta hanche stridulée de plaisirs.

 

Du globe de ton sein, fusent des jets jouissifs,

De laiteuses cascades ruisselant avec grâce

Sur les cicatricules de ton ventre plaintif,

Dont ma langue module les infimes traces.

 

Aux sillons de tes reins, emprisonnant sans mal

Ma glaireuse semence, le délice émulsionne

De ce liquoreux, les fièvres suboptimales

De possibles frissons que l’affect arraisonne.

 

Le cuir de ta superbe se laisse traverser

De par la décadence de la rythmique,

Du violent butoir… et sans tergiverser…

Dois-je _ sans pulsions cycliques,

Écaler du noyau de ta soif chimérique,

Et l’ardeur, et l’audace de ces cris nuancés,

Et qu’achèvent les râles de rimes adoniques ;

Mon verbe inclément, peut-être aboulique,

Confesse la retenue, parfois, sans y penser.

 

Au puits de ton nombril, contrites en cet éveil,

D’inextinguibles perles chahutent hardiment...

Au diaphane voile de ta croupe vermeille,

S’alanguissent des gangues, sans linéament…

 

Se voudraient en l’intime, ici, pleinement

Pénétrées de douces violences, quand l’ivresse

Profane de la candeur, l’ingénuité armant

Le céladon enquillé à l’âme poétesse,

Au support de la muse enjôlée d’allégresse,

L’égérie au diadème rehaussé d’agréments.

 

En mes plus belles pages, de plume avisée,

Écrirai nos silences vaincus du désordre

Sophistiquant l’aède… puis, sans me raviser,

Au conclusif, irai tambour battant, tordre

Le cou, aux cancanes de l’incivilisé(e) !

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020