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mercredi 9 décembre 2020

EQUINAE PICTURA DECORABAT* Marbre d’équidés

 

EQUINAE PICTURA DECORABAT*

Marbre d’équidés

 

Les chevaux de Marly, sculptés dans le marbre,

Voient leurs palefreniers éblouis du spectacle,

Sans jugulaire, fiers… jaillis de la macle,

Polir la ganache aussi ferme que l’arbre.

 

Pour orner l’abreuvoir, Guillaume Coustou,

Cisela l’œuvre avec solennité… ses mains

Poncèrent de la structure, et sans duralumin,

La croupe de l’equus caballus, en un tout,

 

Semblable à l’équidé d’Epona, la déesse,

Autre tête de Diane l’Ephésienne, Artémis,

Tel Mercure sur Pégase, aux prémices

D’un violent hiver, au cœur de la détresse.  

 

Antoine Coysevox put, aux ides enneigées,

Graver du socle, en fier épanneleur,

La moulure cambrée pour du trait ciseleur,

Engober ici,  telle la glyptique encagée,

 

La toreutique liée au confort mimétique

De l’œil inquisiteur aux fusionnelles

Vues d’esthète dont le compassionnel,

Dénerve la mesure riche d’adiabatique.

 

Les chevaux de Marly domptent la pensée,

Profanent l’intellect noué de rhétorique…

Ils sont un rêve aux rites acrobatiques,

Aux cabrements dignement nuancés…

 

C’est un parcours hors la sente pentue

Longée de naïfs encellulés d’angoisse…

Le regard en pénètre la vision de poisse,

S’y mussent des soleils à peine vêtus

 

Spires, en l’exsangue de la moite nue,

Ces rais désarrimés de la sphère figée…

S’idéalisent dès lors, en pointes érigées

Au tertre de la beauté accorée au nu,

 

De dives harmonies étoilées de pierres

Finement écorchées d’orbes mécaniques:

Infimes poussières de l’étrange basique

Poudrant de l’exosphère, les lumières.

 

Victor Hugo, sans retenir son souffle,

S’écria : _ ces marbres hennissant sont cabrés sur

Un nuage d’or… pourrait-il, en gage de césure,

Donner repos à l’ïambe qui la souvent maroufle ?   

 

Les chevaux de Marly traversent le temps,

Sans en rider_ au moindre des silences _

L’ardente mégapole aux huées intenses,

Et que perce la plèbe émue, cœur battant.

 

C’est un drame vivant, solfège aux notes

Décadentes d’un clavecin de maître,

Octave en l’échelle diatonique, à naître

Des degrés, sans feintes… dizygotes,

 

Semblables et… différentes : sulfureuses lies

Dissociées en l’espèce, quoique goûteuses

Empreintes de balèvre… douteuse

Perception teinte de mélancolie.

 

Marsy, pour Thétis,  Lorrain, pour de Rohan,

Dioscures de Quirinal… ces chefs-d’œuvre

Dissolvent du préraphaélite, la manœuvre

Enquillée à l’orgueil du fat… sis au dernier rang.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020